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MADRID, 30 janvier (EUROPA PRESS) –
Le Parlement iranien envisage de déclarer les armées des États membres de l'Union européenne comme organisations terroristes en représailles à la même décision annoncée hier par les 27 sur les Gardiens de la révolution iraniens.
La haute représentante de l'Union européenne pour la politique étrangère, Kaja Kallas, a annoncé un accord politique au sein de l'UE pour désigner la branche des forces armées iraniennes comme organisation terroriste, en réponse à la répression exercée par Téhéran depuis des semaines contre les manifestations dans son pays, que l'establishment religieux iranien attribue à une opération de sabotage orchestrée par les États-Unis et Israël.
Ali Lariyani, principal conseiller à la sécurité du guide suprême iranien, a confirmé ce vendredi que l'Assemblée consultative islamique prépare cette mesure réciproque à travers une prochaine résolution.
« L'Union européenne doit être consciente des conséquences qui pèseront sur les pays européens qui ont pris de telles mesures », a déclaré Lariyani sur ses réseaux sociaux.
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araqchi, a qualifié cette décision de « grave erreur stratégique » et a accusé les Vingt-Sept d'« attiser les flammes ».
« Laissant de côté l'hypocrisie flagrante de son indignation sélective (ne prendre aucune mesure en réponse au génocide israélien à Gaza et pourtant se précipiter pour 'défendre les droits de l'homme' en Iran), le coup de relations publiques de l'Europe cherche avant tout à cacher le fait qu'elle est un acteur en grave déclin », a-t-il déclaré dans un message publié sur les réseaux sociaux.
RÉPONSE DE L'ARMÉE IRANIENNE
De son côté, l'Armée de la République Islamique a répondu à « l'action hostile » de l'UE en déclarant que « ceux qui se proclament défenseurs de la lutte contre le terrorisme sont en réalité des partisans du régime terroriste sioniste ».
Dans un communiqué, il a attaqué « les divisions et la passivité » de l'UE et a insisté sur le fait que même si elle « ne joue pas un rôle pertinent » dans le système international, « elle tente, en donnant le feu vert au président des États-Unis, d'obtenir son soutien pour sortir des problèmes européens ».
Il qualifie la mesure annoncée par l'UE d'« action hostile » et prévient qu'elle constitue une « incitation » pour Washington à « accroître son inimitié » contre l'Iran, à un moment de tensions croissantes en raison de la menace de lancer une attaque contre Téhéran.