Albares annonce également 10 millions d'euros supplémentaires en matière de coopération au développement lors de sa visite à Beyrouth
BEYROUTH, 15 janvier. (De l'envoyée spéciale d'EUROPA PRESS, Leyre Guijo) –
Le ministre des Affaires étrangères, de l'Union européenne et de la Coopération, José Manuel Albares, a annoncé mercredi à Beyrouth que l'Espagne soutiendrait le renforcement des forces armées libanaises à hauteur de 10 millions d'euros, au moment où celles-ci sont appelées à jouer un rôle clé dans ce domaine. déploiement dans le sud après le conflit entre Israël et la milice chiite Hezbollah.
Après avoir rencontré le nouveau président du pays, Joseph Aoun, au palais de Baada, Albares a indiqué lors d'une conférence de presse que ces fonds seront acheminés à travers le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD). Concrètement, un programme de compléments de salaire pour les Forces armées libanaises et un autre pour les panneaux solaires et les aspects logistiques seront financés.
Comme il l'a expliqué, le président libanais lui a déclaré qu'à l'heure actuelle, la priorité du pays est la reconstruction après le récent conflit ainsi que le renforcement de l'armée libanaise. Concernant la possibilité que l'Espagne forme ou entraîne des troupes libanaises, le ministre n'a pas voulu commenter, faisant référence à la chef de la Défense, Margarita Robles, qui se rendra dans le pays la semaine prochaine.
Le gouvernement espagnol comprend que le renforcement des forces armées libanaises est essentiel pour qu'elles puissent remplir leur mission de reprendre le contrôle du sud du pays aux forces du parti-milice chiite Hezbollah, en vertu du cessez-le-feu conclu avec Israël. 27 novembre.
Cet accord prévoit que le Hezbollah retire ses miliciens déployés au sud du fleuve Litani, où ce seront désormais les Forces armées libanaises qui prendront position, tandis qu'Israël devra faire de même et se retirer des positions qu'il a prises au cours de la guerre. le sud du pays dans le cadre de l'offensive militaire lancée en septembre dernier.
De son côté, Albares a voulu transmettre à Aoun « le ferme soutien et l'engagement de l'Espagne au Liban, à sa stabilité politique, à sa souveraineté et à son intégrité territoriale » ainsi qu'à sa prospérité.
Outre sa rencontre avec Aoun, que le Parlement libanais a élu jeudi dernier après deux ans de vacance à la tête de l'Etat, Albares a également rencontré précisément son président, Nabih Berri, autre figure clé de la politique libanaise.
Le nouveau président a confié la formation du gouvernement à Nawaf Salam, jusqu'ici président de la Cour internationale de Justice (CIJ) et qui n'a pas encore pris ses fonctions. Même si cela n'était pas initialement prévu à son agenda, Albares va finalement avoir un rendez-vous avec lui.
SOUTIEN À LA FINUL
De même, il rencontrera cet après-midi le commandant de la Force intérimaire des Nations Unies pour le Liban (FINUL), le général espagnol Aroldo Lázaro, avec qui il pourra discuter du travail réalisé par les « casques bleus », parmi lesquels se trouvent plus de 600 militaires espagnols, pour superviser le respect du cessez-le-feu par le Hezbollah et Israël.
Le gouvernement a toujours défendu le rôle de la FINUL, très critiqué par Israël, qui a même demandé son retrait, et a clairement indiqué qu'il était prêt à envoyer davantage de troupes à l'avenir si nécessaire, même si Albares a précisé que Pour le moment, aucune demande n’a été reçue à cet égard.
D'autre part, Albares a également annoncé que l'Espagne consacrerait 10 millions d'euros supplémentaires à travers la Coopération espagnole pour le Liban, après avoir augmenté ses ressources de 60% en 2024. Actuellement, 22 projets d'une valeur de plus de 21 millions.
Le désir de l'Espagne, a-t-il indiqué, est d'aider à la reconstruction du pays et également de l'aider à faire face aux graves conséquences humanitaires du conflit. « Les besoins du Liban sont forts et continueront de l'être dans les années à venir », a-t-il reconnu, soulignant que « l'Espagne seule » ne peut pas relever le défi.