Les tarifs douaniers de l'UE sur les voitures électriques chinoises entreront en vigueur ce jeudi

BRUXELLES, 29 (EUROPA PRESS)

A partir de ce mercredi 30 octobre, l'Union européenne imposera définitivement les tarifs sur les voitures électriques chinoises qu'elle a provisoirement introduits en juillet dernier pour une durée de cinq ans après avoir vérifié les dommages causés à l'industrie européenne par les subventions illégales de Pékin à ses producteurs.

« L'objectif est d'atteindre une concurrence loyale et des conditions égales, et ce principe a guidé nos actions », ont défendu ce mardi des sources communautaires, qui assurent que cette mesure a été prise « pour compenser les subventions accordées aux producteurs chinois » bien que par l'UE. espère que les échanges commerciaux « continueront à circuler, mais à un niveau équitable ». « Nous pensons que ces tarifs auront un impact positif sur notre industrie pour faciliter la transition écologique », ont-ils ajouté.

Bruxelles a fait le premier pas cet été en appliquant une taxe allant jusqu'à 35,3% sur les véhicules électriques chinois à batterie pour compenser l'aide illégale de Pékin qui permettait aux constructeurs du géant asiatique de produire à des prix bien inférieurs à ceux de leurs rivaux européens.

Maintenant que le processus formel est terminé, les nouveaux droits de douane qui s'ajoutent aux 10 % que l'UE applique déjà aux importations de voitures et qui, par conséquent, augmenteront les droits de douane jusqu'à 45,3 % pour certains constructeurs, entreront en vigueur. entre en vigueur ce mercredi, après publication la veille au Journal officiel de l'UE (JOUE), alors que son application était initialement prévue jeudi.

Concrètement, la proposition finale révise légèrement certains des pourcentages qui seront imposés à SAIC – le plus grand fabricant du pays – et aux producteurs n'ayant pas coopéré, confrontés à une taxe de 35,3% (par rapport aux 36,6% initiaux).

Ils sont suivis par Geely avec 18,8%, BYD avec 17% et Tesla avec 7,8% (contre 9% initialement estimés) ; En outre, 20,7% seront imposés au reste des entreprises ayant coopéré à l'enquête.

Quoi qu'il en soit, Bruxelles insiste sur le fait que le dialogue technique reste ouvert sur les engagements en matière de prix avec les autorités chinoises pour rechercher une solution « alternative » et des sources communautaires ont expliqué que si un accord était trouvé, les tarifs pourraient être suspendus avec les producteurs qui assument les conditions convenues. .

En général, la taxe a une durée d'application de cinq ans, même si elle peut être suspendue en cas d'accord. Ainsi, à cet égard, les mêmes sources indiquent que « l'impact final des tarifs dépendra des autorités chinoises ».