Les ONG espèrent que la CJUE reconnaît « l'obligation » de Bruxelles de fixer un calendrier pour interdire les cages dans l'élevage


Les ONG espèrent que la CJUE reconnaît « l'obligation » de Bruxelles de fixer un calendrier pour interdire les cages dans l'élevage.

– METTRE FIN À L'ÂGE DE LA CAGE

MADRID, 5 mars (EUROPA PRESS) –

La coalition « End The Cage Age » et Animal Equality ont exprimé ce jeudi leur espoir que la Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) reconnaisse « l'obligation » de la Commission européenne de fixer un calendrier pour interdire l'utilisation des cages dans l'élevage industriel. C'est ainsi qu'ils se sont exprimés après que la CJUE a tenu une audience sur le recours présenté par le comité des citoyens promouvant « End the Cage Age » contre la Commission pour son manque d'action législative à cet égard.

L'initiative citoyenne européenne « End the Cage Age » a rassemblé plus de 1,4 million de citoyens en 2021 et a été soutenue par une coalition de 170 associations. En réponse, la Commission européenne a promis de présenter une proposition législative visant à interdire l'utilisation des cages avant 2023. Comme le rappelle Animal Equality, il s'agit d'un engagement que l'exécutif européen n'a pas encore tenu.

En mars 2024, le comité citoyen promouvant « Mettre fin à l'ère des cages » a présenté l'appel, dirigé par le CIWF. Au cours de l'audience d'aujourd'hui, les avocats représentant le Comité et les associations reconnues comme « adjuvants » – Eurogroupe pour les animaux, l'égalité animale et LAV – « ont présenté au tribunal des preuves qui soutiennent la cause des 300 millions d'animaux qui sont encore élevés en cage chaque année dans l'Union européenne (UE) », selon la coalition.

À l'extérieur de la Cour, l'Observatoire du bien-être animal, AnimaNaturalis, Eurogroup for Animals, Animal Equality, Animal Law Italia, CIWF, Essere Animali, LNDC Animal Protection et LAV étaient quelques-unes des organisations présentes à un rassemblement qui a eu lieu « pour donner une voix aux animaux et aux citoyens qui soutiennent l'interdiction des cages dans l'élevage industriel et pour demander à l'Exécutif européen d'agir avec ambition et rapidité ».

Après l'audience, la porte-parole du Comité pour l'Initiative Citoyenne, Annamaria Pisapia, a souligné que le jugement sur ce recours est fondamental non seulement pour la protection des animaux de ferme « mais aussi pour la démocratie ». « C'est la première fois qu'il est demandé à la Commission de répondre pour ne pas avoir respecté un engagement pris en réponse à une initiative citoyenne européenne », a-t-il souligné.

La coalition « End the Cage Age » espère que la Cour reconnaîtra que la Commission « publiera un nouveau calendrier clair et transparent pour la présentation des propositions ». « Pour le bien des animaux, qui attendent des réponses depuis trop longtemps, mais aussi pour la confiance des citoyens dans la démocratie participative », ont-ils souligné.

De son côté, le vice-président d'Égalité animale pour l'Europe, Matteo Cupi, a souligné que la CJUE prenait l'affaire « très au sérieux ». « Nous espérons que vous reconnaîtrez l'obligation de la Commission de publier un nouveau calendrier clair et transparent pour la présentation des propositions », a-t-il déclaré.