– GOUVERNEMENT DES ÎLES CANARIES
SANTA CRUZ DE TENERIFE 19 janvier (EUROPA PRESS) –
Le ministre de l'Agriculture, de l'Élevage, de la Pêche et de la Souveraineté alimentaire du gouvernement des îles Canaries, Narvay Quintero, a mis en garde ce lundi sur les conséquences pour le secteur de la pêche de l'archipel du nouveau règlement de contrôle de l'UE en l'absence de mesures de protection de la flotte artisanale adaptées à la réalité de cette activité dans l'archipel.
À cet égard, l'Exécutif régional a exprimé son soutien aux revendications des corporations de pêcheurs des Îles Canaries, qui se sont jointes à la grève nationale pour protester contre cette nouvelle réglementation.
En ce sens, Quintero a souligné que « ces demandes représentent une déconnexion totale de la réalité opérationnelle du secteur, tout en générant une insécurité juridique, augmentant le risque d'accidents et de sanctions arbitraires ».
À cet égard, il a rappelé que le manque d'adaptation de cette nouvelle réglementation à la réalité de la pêche aux îles Canaries, composée principalement de petits bateaux et d'équipages réduits, a été signalée à plusieurs reprises par le gouvernement des îles Canaries aux organismes communautaires, ainsi que personnellement par le conseiller du commissaire à la pêche et aux océans, Costa Kadis, lors d'une réunion à Bruxelles en octobre dernier.
Parmi les mesures les plus controversées, en vigueur depuis le 10 janvier 2026, figure l'imposition d'un préavis obligatoire d'arrivée au port d'un minimum de quatre heures pour les navires de 12 mètres ou plus, même lorsqu'ils pêchent à quelques minutes de la côte, ce qui représente une modification significative par rapport à la recommandation actuelle de la Commission internationale pour la conservation des thons de l'Atlantique (ICCAT), qui permet une notification plus courte.
D'autre part, le nouveau règlement communautaire sur le contrôle des pêches établit que tous les bateaux entre 12 et 15 mètres doivent être équipés du dispositif VMS et du journal de bord électronique, dans lequel doivent figurer toutes les captures à partir de « zéro kilogramme », « ce qui représente une charge technologique et administrative inabordable pour de nombreux navires », indique une note du ministère.
Pour cette raison, conformément aux revendications des confréries, l'Exécutif autonome exige l'exemption ou l'adaptation pour la flotte côtière des aspects les plus nocifs de la réglementation pour les bateaux de moins de 15 mètres qui effectuent des marées de moins de 24 heures dans les eaux territoriales, ainsi que la reconnaissance comme système équivalent et valable du futur système canarien de géolocalisation des engins passifs, en évitant les duplications technologiques non viables, le tout dans le cadre d'une application réelle du principe de proportionnalité et de statut. RUP dans toutes les réglementations de contrôle.