– Francisco J. Olmo – Europa Press
CADIX, 14 juillet (EUROPA PRESS) –
La Confédération des entreprises de la province de Cadix (CEC) a fait une première évaluation de l'accord conclu entre l'Union européenne, l'Espagne et le Royaume-Uni sur Gibraltar, soulignant qu'il représente une « étape pertinente pour avancer vers un scénario de plus grande stabilité institutionnelle, économique et sociale », bien qu'elle ait également appelé à des mesures supplémentaires pour promouvoir le développement économique de la région, comme la création d'une zone économique spéciale.
Dans une note, le président de la CEC, José Andrés Santos, a souligné qu' »après tant d'années d'incertitude, tout progrès qui apporte la stabilité est toujours une bonne nouvelle et comme cela arrive dans toute négociation de cette nature, les deux parties ont dû faire des concessions pour parvenir à un accord qui nous permette d'ouvrir une nouvelle étape ».
Cependant, le président de l'organisation patronale a précisé qu'il fallait différencier la portée sociale de l'accord de ses effets économiques. « D'un point de vue social, l'accord représente une avancée importante pour la mobilité des personnes et pour les milliers de travailleurs qui entretiennent chaque jour une relation étroite avec Gibraltar. Cependant, la perception majoritaire du monde des affaires de Campo de Gibraltar est que l'accord constitue une avancée pertinente, bien qu'insuffisante pour répondre aux besoins de compétitivité et de développement économique que la région réclame depuis des années », a-t-il expliqué.
En ce sens, la Confédération a considéré que la signature du traité devait être interprétée comme le début d'une nouvelle étape et non comme la fin du processus. Ainsi, a-t-il déclaré, avec la signature de l'accord, « le signal de départ est donné pour mettre en mouvement tout ce qui a été convenu et maintenant commence une phase décisive, dans laquelle il faudra vérifier comment se développe chacune des mesures convenues et quelle sera leur application pratique pour les entreprises et pour les milliers de travailleurs qui exercent quotidiennement leur activité des deux côtés de la frontière ».
C'est pour cette raison que la CEC a insisté sur la nécessité d'agir avec « prudence » avant de procéder à une évaluation définitive de ses résultats. « Ce dont le monde des affaires a besoin aujourd'hui, c'est avant tout de certitude, de certitude juridique, de règles claires et de procédures agiles qui facilitent l'activité économique et ne génèrent pas de nouvelles charges administratives et ce seront la véritable mesure du succès de cet accord », a-t-il ajouté.
En ce sens, la Confédération a souligné que le nouveau cadre peut favoriser les investissements, la coopération commerciale et l'activité économique entre Gibraltar et Campo de Gibraltar, mais que « le traité à lui seul ne résoudra pas les défis structurels auxquels la région est confrontée ». C'est pour cette raison que l'organisation patronale a déclaré que le moment était venu de promouvoir l'une des principales revendications partagées par les agents économiques du territoire : la création d'une zone économique spéciale pour le Campo de Gibraltar.
« Nous croyons fermement que le moment est venu d'aborder avec sérieux et détermination la création d'une zone économique spéciale, comme cela existe déjà dans d'autres régions et territoires de l'Union européenne et que cette décision dépend désormais de l'Espagne. »
En ce sens, la CEC a rappelé qu'elle soutenait cette initiative, promue par la Chambre de Commerce de Campo de Gibraltar et soutenue par les agents économiques de la région, considérant qu'elle constitue un « outil stratégique » pour convertir le nouveau scénario issu du traité en une réelle opportunité de croissance.
José Andrés Santos a conclu que le véritable succès de l'accord doit être mesuré par ses résultats et « si ce nouveau cadre parvient à stimuler l'investissement, à améliorer la mobilité, à promouvoir la coopération commerciale et à renforcer la compétitivité de Campo de Gibraltar, nous serons confrontés à une opportunité très importante pour toute la province de Cadix ».
Enfin, il a souligné que la CEC continuera d'analyser son évolution de manière responsable et de collaborer avec les administrations afin que cette nouvelle étape se traduise par plus d'emplois, plus d'activité économique et plus de prospérité pour nos entreprises et pour la province dans son ensemble.