Les éleveurs organisent une nouvelle marche à Lugo et demandent des rencontres avec les députés européens


Feu de joie des manifestants depuis le tracteur qui entoure le mur de Lugo depuis lundi dernier, devant la délégation de la Xunta de Galicia à Lugo, le 14 janvier 2026, à Lugo, Galice (Espagne). Les éleveurs et les agriculteurs galiciens restent debout

– Carlos Castro – Europa Press

LUGO, 16 janvier (EUROPA PRESS) –

Les éleveurs et les agriculteurs de la province de Lugo, dirigés par Agromuralla et Gandeiros Galegos da Suprema, ont poursuivi vendredi leur protestation illimitée contre l'accord entre l'Union européenne et le Mercosur.

Un groupe des 150 tracteurs qui ont emprunté le rond-point du Mur sont repartis dans l'après-midi pour accompagner les manifestants dans leur voyage à pied depuis la Xunta de Galicia jusqu'au siège de la Sous-délégation du Gouvernement. Une vache marchait également à pied devant un groupe plus restreint que les jours précédents, en grande partie à cause de l'heure matinale et du fait que de nombreux manifestants ont dû retourner dans leurs fermes, qui nécessitent un travail continu.

Malgré cela, la manifestation a eu lieu, provoquant une fois de plus le chaos dans la circulation dans la ville, le Mur étant resté fermé pendant plusieurs heures. Les concentrations atteignent leur maximum à 22 heures, heure à laquelle, comme l'explique Noelia Rodríguez, présidente d'Agromuralla, la plupart des éleveurs terminent leur travail quotidien.

Hier soir, toutes les lanternes des tracteurs étaient allumées et les participants se sont réchauffés devant un feu par temps froid. Cet après-midi, les tracteurs devraient repartir, parcourant la ville et les environs, et la nuit, ils se rassembleront à nouveau devant la Xunta.

Samedi sera le jour de la signature de l'accord et les deux groupes appelant aux concentrations annonceront également dans l'après-midi les actions de protestation qui seront menées.

Noelia Rodríguez, d'Agromuralla, et Santiago Rego, de Gandeiros Galegos da Suprema, ont rappelé les conséquences que cette mesure entraînera, « qui conduiront à l'exode rural et à une catastrophe pour le secteur ».

Pour sa part, Rego reconnaît que ces actions ont placé le Mercosur sur le devant de la scène actuelle pour faire prendre conscience à la société de son existence et des problèmes qu'il entraînera pour le consommateur.

De son côté, Noelia Rodríguez a dressé un bilan de ces cinq jours de concentration pour assurer que la seule chose qu'ils ont réalisée jusqu'à présent « sont des promesses qui ne suffisent pas ». Il rappelle l'engagement de la présidente de la Députation Forale de Lugo, Carmela López, à préparer une motion de soutien qui cherchera l'accord de tous les partis, ainsi que de la ministre régionale de l'Agriculture, María José Gómez, pour « porter ces revendications aux députés européens, qui peuvent faire pression sur eux ». En fait, ils prennent les dispositions nécessaires pour pouvoir rencontrer des députés européens de tous les partis politiques.

De leur côté, les groupes n'excluent pas de participer aux mobilisations qui auront lieu à Madrid et communiqueront chaque après-midi le programme du lendemain, puisque les concentrations se poursuivront indéfiniment, tout comme les tracteurs.

INITIATIVE PP

Pour sa part, le Groupe Populaire Provincial présentera à la prochaine séance plénière du Conseil provincial de Lugo une initiative avec laquelle il cherche à obtenir un accord commun de tous les groupes politiques pour défendre fermement le secteur primaire de la province et ses intérêts, « en laissant de côté les différences idéologiques ».

Le porte-parole populaire, Antonio Ameijide, souligne la nécessité d'une position commune face à l'imminence d'un accord commercial entre l'Union européenne et le Mercosur, et dans ce contexte, il considère essentiel « d'agir avec cohérence et unité institutionnelle ».

Ameijide rappelle les récentes déclarations de la présidente du Conseil provincial, Carmela López, qui a annoncé des mesures de soutien au secteur sans les préciser, et affirme que le secrétaire général du PSdeG considère l'accord avec le Mercosur comme positif pour la Galice. Le PP soutient qu'il s'agit d'une contradiction qui renforce la nécessité d'une position claire et consensuelle.

La proposition populaire comprend l'exigence que le gouvernement espagnol défende les clauses de sauvegarde de l'accord UE-Mercosur, ainsi que le renforcement des contrôles aux frontières pour garantir que les produits en provenance de pays tiers répondent aux mêmes normes de qualité, de santé et de bien-être animal que celles requises dans l'Union européenne.

De même, la Xunta de Galicia est invitée à maintenir et à renforcer les mesures de soutien au secteur primaire, notamment en termes de santé animale, de prévention des maladies, d'indemnisation des pertes et de contrôle de la faune sauvage.