– Rosa Veiga – Europa Press
OURENSE, le 5 janvier (EUROPA PRESS) –
Les éleveurs et les agriculteurs ont rencontré ce lundi le directeur général de la PAC, Juan José Cerviño, et le délégué territorial de la Xunta à Ourense, Manuel Pardo, pour demander des améliorations et exprimer leur mécontentement face à l'accord de l'UE avec le Mercosur et pour défendre une Politique Agricole Commune (PAC) « équitable ».
Il s'agit d'une troisième réunion, après celles tenues avec le subdélégué du Gouvernement à Ourense, Eladio Santos, et avec les représentants du Médio Rural d'Ourense, et qui fait suite aux journées de « tractorada » qui ont eu lieu la semaine dernière et qui ont effondré le centre-ville avec des tracteurs restés stationnés dans les zones proches de la Sous-délégation du Gouvernement.
Parmi les principales revendications exprimées ces derniers jours, les représentants du secteur primaire ont demandé que « l'accord avec le Mercosur ne soit pas signé », ainsi que « des coupes dans la PAC ».
« Nous sommes des intermédiaires de l'aide de la PAC pour pouvoir offrir de la nourriture à un prix abordable au consommateur », avait souligné l'un des porte-parole de la « tractorada » d'Orense et un éleveur de Maceda, Miguel Gómez, en réponse aux questions des médias, même s'il a refusé ce lundi de faire des déclarations.
« CONDITIONS ÉGALES »
De son côté, le président de la Députation Forale d'Orense, Luis Menor, dans des déclarations aux médias, a demandé « des conditions égales » pour les producteurs galiciens. « Nous ne pouvons pas non plus nous tirer une balle dans le pied », a-t-il ajouté, soulignant que si les producteurs galiciens « doivent répondre à une série d'exigences », les consommateurs « peuvent acheter des produits pour lesquels ces exigences ne sont pas requises ».
« Dès le premier instant, je les ai contactés pour écouter leurs demandes et essayer de les aider dans ce qui concernait le Conseil provincial », a-t-il ajouté, soulignant que cela est démontré par sa signature dans le livret de collecte de soutien.
Dans ce sens, Menor a défiguré l'accord européen avec le Mercosur en estimant que les produits locaux concurrenceront désormais « dans des conditions inférieures » ceux « produits ailleurs » qui, a-t-il souligné, « seront moins chers » et auront « des exigences bien inférieures ».
« Nous devons soutenir le travail des producteurs que nous avons ici. L'agriculture et l'élevage sont des éléments de premier ordre dans la chaîne de production et, par conséquent, ils doivent être socialement reconnus, comme tout le monde », a-t-il ajouté.