– MERCOSUR
MADRID, 21 décembre (EUROPA PRESS) –
Les chefs de gouvernement des pays qui composent le Mercosur – Argentine, Brésil, Paraguay et Uruguay – ont exprimé dans une déclaration commune leur déception de ne pas être parvenus à un accord pour lancer l'accord de libre-échange avec l'Union européenne, suite à l'annonce par la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, de reporter la signature de l'accord en raison de désaccords entre certains partenaires européens.
« Ils (les chefs du gouvernement du Mercosur) ont exprimé leur déception face à la non-signature de l'accord d'association Mercosur-Union européenne, prévue pour l'occasion, en raison de l'absence de consensus politique sur l'accord au sein des instances de la communauté européenne », lit-on dans la déclaration commune publiée lors du sommet du Mercosur à Foz de Iguazú (Brésil), où l'on devait procéder à la signature de l'accord.
De même, ils ont indiqué que le texte est le résultat d'un « équilibre soigneusement réalisé après 26 ans de négociations » et que sa signature enverrait un « signal positif » au reste des pays « dans la situation internationale actuelle », ce qui signifierait donner une impulsion aux politiques d'intégration des deux blocs.
Les pays membres ont souligné qu'ils étaient confiants que l'UE sera en mesure de finaliser ses « procédures internes » pour faciliter la signature de l'accord dans le but de fixer une date pour sa célébration.
Lors de ce sommet, le Brésil a transféré la présidence actuelle au Paraguay, un changement qui se produit tous les six mois. De cette manière, le président du Brésil, Luiz Inácio Lula da Silva, n'a pas réussi sous sa direction à mettre en œuvre l'accord commercial, bien que ce soit l'un de ses objectifs majeurs.
Von der Leyen a informé les chefs d'Etat et de gouvernement réunis en sommet à Bruxelles ce jeudi que la signature de l'accord de libre-échange avec le Mercosur n'aurait finalement pas lieu ce samedi, mais serait plutôt reportée à janvier prochain, à une date encore à déterminer.
Pour que cette signature soit possible et permettre ainsi son entrée en vigueur provisoire en attendant l'achèvement du processus complet de ratification, Von der Leyen avait besoin d'un mandat des Vingt-Sept, qui serait adopté à la majorité qualifiée des États membres.
Certains partenaires européens comme l'Italie et la France ont manifesté leurs doutes, ce qui a provoqué le report de la signature au milieu des protestations de milliers d'agriculteurs à Bruxelles cette semaine en raison de l'impact qu'ils pourraient subir si l'accord entre en vigueur.