Les campagnes andalouses descendront dans la rue le 29 janvier pour manifester leur rejet de l'accord UE-Mercosur.


Archive – Image d'archive d'un tracteur de la campagne andalouse sur la Plaza de España à Séville.

– María José López – Europa Press – Archive

SÉVILLE, 15 janvier (EUROPA PRESS) –

Asaja-Andalucía, COAG-Andalucía et Cooperativas Agroalimentarias de Andalucía appellent les agriculteurs et éleveurs andalous à manifester le 29 janvier devant les sous-délégations gouvernementales de toutes les capitales provinciales d'Andalousie, « en unité d'action avec celles du reste de l'Espagne et d'autres pays européens », pour montrer le rejet des campagnes de la politique de l'Union européenne et du gouvernement espagnol qui « les laissent aux pieds des chevaux et leur livrent sur un plateau au secteur agricole pour favoriser les autres secteurs productifs.

Après la « fausse fermeture » des tracteurs 2024, la campagne andalouse reprendra la route le 29 janvier pour rejeter la signature du texte de l'accord du Mercosur et du reste des accords commerciaux avec les pays tiers, qui « utilisent le secteur agricole comme monnaie d'échange » et contre le nouveau cadre financier proposé par la Commission européenne et qui « représente la fin de la singularité budgétaire de la PAC ».

De même, ils exigeront une « véritable simplification » dans le domaine, qui permette de mener cette activité « de manière efficace, sans obstacles et sans réelle justification ». « Le secteur agricole a atteint la limite », affirment les organisations organisatrices dans un communiqué commun. La réduction des actifs agricoles, l'abandon et la fermeture des fermes et l'effondrement du cheptel « ne sont pas seulement une menace, ils sont une réalité vérifiable », c'est pourquoi les organisateurs appellent les agriculteurs et les éleveurs « et le reste des citoyens » à se joindre à ces protestations.

Dans le cas spécifique du Mercosur, « l'accord manque de réciprocité et représente une concurrence déloyale pour les agriculteurs et éleveurs andalous et une menace pour les consommateurs ». Il s'agit, disent-ils, d'un « accord déséquilibré » qui « met en danger » des secteurs clés pour l'Andalousie comme la viande bovine, les agrumes, le riz et les olives de table.

Les progrès en matière de clauses de sauvegarde sont « totalement insuffisants ». Ils constituent une annexe à l'accord que le Mercosur a déjà confirmé, selon lequel « ils ne seront pas conformes » et sont « impossibles à contrôler » dans une UE « sans contrôle commun aux frontières et sans contrôles à l'origine ». De son côté, la proposition de nouveau cadre financier pluriannuel (CFP) évoque une réduction budgétaire et la disparition de l'architecture de la PAC, qui « affaibliront davantage le secteur agricole européen, et par conséquent l'UE elle-même ».

L’augmentation des coûts de production, notamment des engrais et de l’énergie, est un autre des facteurs qui poussent le secteur à se mobiliser. À cela s'ajoute une bureaucratie « croissante » qui, « loin de simplifier, complique le travail quotidien des agriculteurs et des éleveurs et réduit la compétitivité du secteur ».