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BRUXELLES, 12 mars (EUROPA PRESS) –
La Cour des comptes européenne (CCE) a mis en garde contre les déficiences des mécanismes de suivi des dépenses, d'évaluation des résultats et de gouvernance des postes des programmes Erasmus+ et AgoraEU prévus dans le prochain budget de l'Union européenne et a demandé d'introduire plus de clarté dans sa conception avant son approbation.
Dans les avis publiés ce jeudi, les auditeurs soulignent que les indicateurs prévus pour mesurer la performance des deux programmes semblent insuffisants pour évaluer adéquatement leur efficacité, leur efficience et leur rapport coût-bénéfice, ce qui pourrait rendre difficile la vérification de l'impact réel des actions financées.
La Cour estime également que la proposition législative devrait mieux clarifier les mécanismes de gestion et de contrôle des dépenses, ainsi que les systèmes de responsabilité, afin de garantir une mise en œuvre transparente et une protection adéquate des intérêts financiers de l'UE.
Les auditeurs soulignent en particulier que le cadre d'évaluation prévu, dans les deux cas, se concentre principalement sur des indicateurs d'activité – tels que le nombre de projets ou de bénéficiaires – et non sur des résultats ou des impacts plus larges. Ce qui, selon eux, limite la capacité de mesurer l’efficacité réelle des politiques financées.
Les rapports de la Cour examinent les propositions législatives présentées par la Commission européenne concernant les programmes Erasmus+ et AgoraEU dans le prochain cadre financier pluriannuel de l'UE, qui définiront les priorités de dépenses communautaires pour la période 2028-2034.
Le nouveau programme AgoraEU intégrera plusieurs initiatives existantes en un seul instrument visant à soutenir la culture, les médias, la société civile et la participation démocratique, tandis que le futur Erasmus+ continuera à financer la mobilité éducative et de formation, en élargissant également certaines actions liées à la solidarité et au volontariat.
Bien que les auditeurs reconnaissent que les deux programmes sont alignés sur les priorités stratégiques de l'Union, ils considèrent que la fusion des instruments dans les deux cas et l'augmentation de la portée des politiques nécessitent des règles de gouvernance et de coordination plus claires pour éviter les chevauchements et garantir une utilisation efficace des fonds.
Par ailleurs, la Cour souligne que la proposition devrait mieux préciser les mécanismes de financement et les conditions dans lesquelles certains instruments budgétaires seront utilisés, dans le but de renforcer la transparence et la traçabilité des dépenses européennes.
Les avis de la Cour des comptes sont publiés à la demande du Parlement européen pour contribuer au processus législatif avant que la Chambre européenne et le Conseil négocient la conception finale de ces programmes dans le cadre du prochain budget pluriannuel de l'Union.