– Glòria Sánchez – Europa Press
BARCELONE, 8 (EUROPA PRESS)
Les agriculteurs qui se sont mobilisés ce jeudi dans différentes parties du territoire catalan pour protester contre l'accord entre l'Union européenne (UE) et le Mercosur maintiendront les mobilisations et les blocages au cours de la nuit prochaine, ont informé jeudi des sources de Revolta Pagesa à Europa Press.
Le seul appel qui n'a pas encore décidé s'il sera maintenu ou non est celui des Bordes (Lleida), car les conditions météorologiques sont mauvaises et il y a peu de trafic, et, s'il ne continue pas dans la nuit, on décidera ce vendredi matin s'il faut procéder à une nouvelle coupure.
Ainsi, le blocus du port de Tarragone est maintenu, où étaient concentrés ce jeudi quelque 70 tracteurs, ce qui jusqu'à midi ce jeudi avait provoqué une réduction de moitié du nombre de camions entrant ou sortant des locaux par rapport à une journée normale.
A 17h15, l'AP-7 entre Borrassà et Vilademuls (Gérone) était également toujours fermée ; l'A-2 à Bell-lloc d'Urgell (Lleida) en direction de Barcelone ; la C-16 entre Berga et Olvan (Barcelone) et la N-260 à Sort (Lleida).
En revanche, les camions ont restreint la circulation sur la N-II entre Bàscara et Pontós (Gérone), la GI-513 à Cornellà de Terri (Gérone) et la C-38 à Coll d'Ares (Gérone).
PROTESTATIONS
Les mobilisations agricoles répondent au rejet par le secteur de l'accord entre l'Union européenne et le Mercosur, ainsi qu'à la « mauvaise » gestion de la faune sauvage – qui, selon eux, met en danger les exploitations agricoles et l'élevage – et aux coupes dans la Politique Agricole Commune (PAC), a affirmé Revolta Pagesa – l'entité qui a organisé les coupes en Catalogne – sur ses réseaux sociaux.
En France, les coupures surviennent sur l'A9 près de Perpignan (France), une route de liaison entre l'Espagne et la France via l'AP-7, et une ligne de police de la gendarmerie française a été créée pour empêcher les camions de traverser la route.
« Aujourd'hui, c'est le secteur rural. Demain, cela pourrait être n'importe quel autre secteur. La souveraineté et la sécurité alimentaire ne se négocient pas », souligne l'entité.
Parmi les différentes revendications, une partie du secteur s'engage en faveur de la souveraineté et de la sécurité alimentaire, de la promotion des produits locaux, de protocoles sanitaires équitables, d'une administration « responsable » et de la gestion de la faune sauvage.