Les Affaires étrangères convoquent le chargé d'affaires d'Israël pour protester contre le maintien d'un soldat espagnol au Liban


(ID) Le ministre des Affaires étrangères, José Manuel Albares, lors de la conférence de presse après le Conseil des ministres, le 10 mars 2026, à Madrid (Espagne). Aujourd'hui, le Conseil des ministres a approuvé l'arrêté royal (DR) qui garantit l'accès aux soins

– Alejandro Martínez Vélez – Europa Press

MADRID, 8 avril (EUROPA PRESS) –

Le ministère des Affaires étrangères, de l'Union européenne et de la Coopération a convoqué ce mercredi la chargée d'affaires d'Israël en Espagne, Dana Erlich, pour protester contre le « retenue injustifiable » d'un « casque bleu » espagnol déployé dans le cadre de la mission de l'ONU au Liban (FINUL), comme l'ont rapporté des sources du département présidé par José Manuel Albares.

Ce mardi, l'armée israélienne a arrêté un « casque bleu » de nationalité espagnole déployé au Liban mais l'a libéré « en moins d'une heure », après que l'Espagne a transmis sa « protestation la plus forte » tant aux Nations Unies qu'à l'État juif, comme l'a révélé la ministre de la Défense, Margarita Robles.

La FINUL a dénoncé mardi l'arrestation par l'armée israélienne après avoir bloqué un convoi logistique, sans toutefois préciser la nationalité des « casques bleus » détenus. Ce mercredi déjà, Robles a fourni des détails sur « l'incident » dans des déclarations aux médias lors d'une visite à l'ambassade du Liban.

Le ministre a expliqué que les soldats espagnols faisaient partie d'un convoi logistique qui avait pour but d'apporter de la nourriture et d'autres ressources au contingent indonésien, mais qu'ils ont été arrêtés par une patrouille israélienne et qu'un des membres espagnols de la FINUL a été détenu « pendant un certain temps », que la mission elle-même a estimé à « moins d'une heure ».

« Immédiatement, l'Espagne a adressé la protestation la plus énergique à l'ONU et au gouvernement israélien », après quoi l'Espagnol « a été libéré », selon le ministre. Robles a souligné que la détention constituait une violation « inacceptable » du droit international.

L'ESPAGNE DEMANDE DE DÉBUGER LES RESPONSABILITÉS

L'Espagne, qui a demandé que les responsabilités en question soient éclaircies, a « la garantie » que le responsable « sera sanctionné », a ajouté le chef du portefeuille de la Défense. Robles a ajouté qu'en fait, ce convoi avait déjà subi un autre incident dans la matinée. « Il a été empêché de continuer à marcher », a-t-il déclaré.

Robles, qui a insisté pour demander à Israël de cesser ses attaques contre la mission, a rappelé la situation difficile des troupes déployées dans le cadre de la FINUL, souvent retranchées à la suite des attaques échangées entre l'armée israélienne et la milice chiite Hezbollah. Malgré cela, le chef du portefeuille de la Défense a réitéré que l'Espagne n'avait pas évoqué avec l'ONU un éventuel retrait ou relocalisation de son contingent dans ce pays.

« Non, pas du tout, bien au contraire », a-t-il précisé. « L'ONU sait que l'Espagne la soutiendra toujours parce qu'elle croit fermement à la paix et que le rôle qu'elle joue est important », a-t-il poursuivi, avant d'exprimer sa « fierté » pour ceux déployés au Liban.