– Alejandro Martínez Vélez – Europa Press – Archive
MADRID, 5 mars (EUROPA PRESS) –
Le ministère des Affaires étrangères, de l'Union européenne et de la Coopération a condamné jeudi « fermement » les nouvelles attaques de l'Iran enregistrées ces dernières heures en Turquie, en Azerbaïdjan et dans des pays du Conseil de coopération du Golfe, comme le Qatar, où « il faut regretter » huit blessés.
Il l'a fait par le biais d'une déclaration après que la Turquie a annoncé que les systèmes de défense aérienne de l'OTAN avaient abattu un missile balistique tiré depuis l'Iran qui « se dirigeait vers son espace aérien » après avoir survolé l'Irak et la Syrie.
Cependant, l'état-major général des forces armées iraniennes a refusé d'être à l'origine de cette attaque et a exprimé son respect pour la souveraineté de la Turquie, qualifiée de pays « ami », dans une brève note recueillie par les agences de presse iraniennes Mehr et IRNA, sans donner plus de détails.
De même, le président de l'Azerbaïdjan, Ilham Aliyev, a également dénoncé ce jeudi « un acte terroriste de l'Iran » contre le pays après une attaque de drone contre l'enclave du Nakhitchevan, qui a atteint l'aéroport de cette république autonome, tout en confirmant qu'au moins une personne est morte et une autre a été blessée à la suite de l'incident.
Tout comme en Turquie, le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araqchi, a également nié l'implication de Téhéran dans cette attaque de drone et a souligné la « politique de bonne volonté » de l'Iran avec l'Azerbaïdjan, tout en désignant Israël comme possible responsable, promettant une enquête pour clarifier ce qui s'est passé.
De son côté, le ministère de la Défense du Qatar a rapporté que le système de défense aérienne du pays a intercepté une nouvelle batterie de missiles lancés depuis l'Iran, au milieu d'une vague d'attaques iraniennes contre des positions militaires israéliennes et américaines suite à l'offensive lancée samedi par ces deux pays contre le territoire iranien.
« Ces attaques aveugles de l'Iran, visant notamment des cibles civiles, sont totalement injustifiables au regard du droit international, constituent des violations flagrantes de la souveraineté et de l'intégrité desdits pays et augmentent le risque d'escalade », a déclaré le ministère.
L'Espagne a communiqué qu'elle réitérait sa solidarité avec « ces pays amis » et son « engagement » au retour à la diplomatie et au dialogue pour une « désescalade urgente ».