– CONSEIL EUROPÉEN
BRUXELLES, 18 février (EUROPA PRESS) –
Ce mercredi, les États membres de l'Union européenne ont soutenu des ajustements pour renforcer les mécanismes de contrôle du nouveau système européen d'échange de quotas d'émission, qui commencera à être appliqué en 2028, dans le but d'éviter l'augmentation du coût du CO2 et d'offrir une plus grande prévisibilité dans ses premières années de fonctionnement.
Les ambassadeurs des Vingt-Sept ont approuvé la position du Conseil sur une modification de la réserve de stabilité du marché du système, connue sous le nom d'ETS2, qui imposera un prix sur les émissions provenant des carburants utilisés dans les bâtiments, le transport routier et d'autres secteurs.
Suite à cette approbation, le texte entrera désormais dans la phase de négociation avec le Parlement européen, qui devra établir sa position avant que les deux institutions puissent conclure un accord définitif sur la réforme.
Les changements approuvés visent à contenir d'éventuels rebonds du nouveau marché du carbone en libérant un plus grand nombre de droits si le prix du CO2 dépasse 45 euros la tonne – aux prix de 2020 -, ce qui pourrait permettre d'incorporer jusqu'à 80 millions supplémentaires par an.
La réforme prévoit également que la libération des droits sera plus progressive lorsque le volume disponible sur le marché diminue, afin d'éviter des modifications soudaines de l'offre et de maintenir une plus grande stabilité.
Même si la modification ne modifie pas la structure générale de l'ETS2, elle prolonge la validité de la réserve au-delà de 2030 et maintient les 600 millions de droits actuellement stockés disponibles pour une éventuelle utilisation future.
La proposition de la Commission a été soutenue sans modifications et répond à une initiative promue en juillet de l'année dernière par 19 États membres qui exigeaient une entrée en vigueur plus fluide du système.
Approuvé en 2023, ETS2 obligera les distributeurs de carburant à acheter des droits équivalents aux émissions générées par les produits qu'ils vendent, dans un système dont la limite totale sera réduite chaque année pour favoriser la décarbonation et atteindre une réduction de 42 % en 2030 par rapport à 2005.