– Ana López García – Europa Press – Archives
BRUXELLES, 27 février (EUROPA PRESS) –
Ce vendredi, les Vingt-Sept se sont mis d'accord sur leur position de réforme du Fonds européen de recherche pour le charbon et l'acier, dans laquelle ils prônent la prolongation de cet instrument avec lequel l'UE finance des projets de recherche dans le secteur jusqu'en 2034 et pour lequel la Commission européenne propose une durée plus courte, jusqu'en 2030.
La position adoptée par le Conseil (gouvernements) permettra ainsi d'allouer jusqu'à 120 millions d'euros par an à des initiatives visant à moderniser la production et à réduire les émissions dans ces secteurs, avec un investissement total estimé à environ 800 millions d'euros sur la période prolongée.
La réforme – qu'ils doivent encore négocier avec le Parlement européen – modifie également les conditions d'accès aux aides et augmente les financements européens disponibles, qui peuvent couvrir jusqu'à 70 % des coûts pour les entreprises et jusqu'à 100 % pour les PME, startups et universités.
L'accord adopté par les États membres expose la position du Conseil sur la réforme de l'instrument, qui s'articule dans deux décisions juridiques : l'une réglemente l'utilisation des actifs financiers hérités de l'ancienne Communauté européenne du charbon et de l'acier (CECA) et l'autre établit les normes techniques et financières qui guideront son fonctionnement dans les années à venir.
Le fonds se nourrit des intérêts générés par ces actifs de l'ancienne CECA, disparue en 2002, ce qui lui permet de fonctionner avec sa propre base juridique et en dehors du budget pluriannuel de l'Union européenne.
L'adoption définitive du nouveau cadre juridique nécessitera désormais l'approbation du Parlement européen dans l'une des décisions et sa consultation dans l'autre, avant son approbation formelle et son entrée en vigueur, prévues en janvier 2027.