Les 27 négocieront lundi la répartition de la pêche pour la flotte européenne en 2024

Les ministres de la Pêche de l’Union européenne tenteront ce lundi de parvenir à un accord politique sur la proposition de la Commission européenne concernant les possibilités de pêche dans l’Atlantique et la mer du Nord pour 2024 et également pour 2025 et 2026 pour certains stocks, ainsi que sur la proposition concernant les possibilités de pêche en Méditerranée et en mer Noire pour 2024.

Les négociations se dérouleront dimanche après-midi et soir avec la tenue de réunions informelles bilatérales et trilatérales, dans le but de parvenir à un accord politique lundi.

L’une des nouveautés introduites cette année par la proposition de Bruxelles est l’adoption de captures totales maximales (TAC) et de quotas pluriannuels pour certaines espèces à partir de 2024, ce qui était l’un des principaux objectifs de la présidence espagnole du Conseil.

En ce sens, des sources communautaires ont précisé que le fait que l’Espagne ait de « forts intérêts » dans le domaine de la pêche ne signifie pas qu’elle ne mènera pas les négociations de manière « neutre », mais « au contraire », puisque qui considèrent qu’il existe une « synergie évidente » entre cet intérêt pour la pêche et le « correct » exercice de la présidence, qui s’est efforcée d’essayer d’accommoder les perspectives de toutes les délégations.

A cette occasion, les ministres ont déjà anticipé une grande partie des travaux préparatoires à la réunion au cours de laquelle, chaque décembre, ils établissent les captures autorisées pour l’année suivante.

Le ministre de l’Agriculture, de la Pêche et de l’Alimentation, Luis Planas, a déjà assuré qu’il considérait que la proposition de la présidence espagnole du Conseil défendait les intérêts nationaux dans les négociations sur le total admissible des captures (TAC) et les quotas pour 2024.

Dans le cas de l’Atlantique, il s’attend à des « améliorations significatives » pour certains des stocks les plus intéressants pour la flotte espagnole, comme le merlu et le chinchard austral, ainsi que la baudroie et le coq dans les eaux ibériques, tandis que, dans le cas de la Méditerranée , tentera d’éviter ou de limiter autant que possible la nouvelle réduction des jours de pêche proposée par la Commission.