Les 27 approuvent les garde-fous agricoles conçus par Bruxelles pour sauver l'accord avec le Mercosur

BRUXELLES, 19 novembre (EUROPA PRESS) –

Ce mercredi, les Vingt-Sept ont donné leur accord aux garde-fous proposés par la Commission européenne pour renforcer la protection des agriculteurs européens au cas où l'accord de libre-échange de l'UE avec le Mercosur aurait un impact grave sur leur activité.

Ce cadre de protection, qui comprend un mécanisme permettant de suspendre les avantages tarifaires accordés à la production du Mercosur en cas de distorsions graves pour les Européens, est indépendant de l'accord commercial lui-même, toujours en attente de ratification par le Conseil (gouvernements) et le Parlement européen.

Avec le feu vert des Vingt-Sept aux garanties, il ne reste plus qu'à ce que la séance plénière du Parlement européen apporte également son soutien à la proposition pour qu'elle soit enfin formellement adoptée.

Avec cette proposition, Bruxelles prévoit des procédures claires pour l'application « rapide et efficace » des mesures pour les produits agricoles, avec des dispositions spécifiques pour les produits sensibles comme le sucre, l'éthanol, les œufs, le riz ou encore la viande bovine et la volaille.

Lorsqu'elle entrera en vigueur, Bruxelles surveillera systématiquement les tendances du marché en ce qui concerne les importations de certains produits agricoles sensibles et fera rapport semestriellement au Conseil et au Parlement européen sur l'impact des importations sur les marchés de l'UE.

Ce suivi régulier et détaillé permettra d'identifier les risques à un stade précoce et d'agir rapidement pour remédier à d'éventuels effets négatifs. La Commission étudiera le marché communautaire et, si nécessaire, analysera les situations spécifiques dans un ou plusieurs États membres.

Les services communautaires seront conscients des augmentations drastiques des importations ou des baisses de prix et ouvriront une enquête formelle pour prendre des mesures dans le cas où les prix des importations seraient au moins 10 % inférieurs à ceux des concurrents européens et qu'en même temps il y aurait une augmentation de plus de 10 % des importations annuelles provenant des quotas préférentiels du Mercosur ou s'il serait détecté que le prix est réduit de 10 % par rapport aux prix des importations de l'année précédente.

Si l'enquête conclut à l'existence d'un préjudice grave ou d'un risque de préjudice, l'UE pourrait décider de retirer temporairement les préférences tarifaires sur les produits causant un préjudice.