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BILBAO, 19 décembre (EUROPA PRESS) –
Lehendakaritza salue la « mesure sans précédent » prise par le Conseil européen pour que le projet de constitution de la Macrorégion Atlantique défendu par le Gouvernement Basque puisse « être une réalité en 2027 », et ainsi ouvrir de nouvelles opportunités d'investissement pour les intérêts du Pays Basque dans des questions liées aux politiques d'innovation, de connectivité ou de réindustrialisation, entre autres, en facilitant l'alignement et l'optimisation des fonds européens.
Comme l'a souligné une déclaration de la Présidence du Gouvernement Basque, le Conseil européen qui s'est tenu jeudi dernier a inclus parmi ses conclusions un mandat pour que la Commission développe au sein de l'Union européenne, en coopération avec les États membres, la préparation d'une stratégie macrorégionale de l'Union européenne pour juin 2027.
« Il s'agit d'une étape sans précédent à ce jour pour rendre possible la création de la très attendue Macrorégion Atlantique, un espace de collaboration promu et reconnu par le Conseil européen, qui aspire à renforcer la défense des intérêts et l'influence d'Euskadi au sein de l'Europe », a-t-il ajouté.
Selon lui, « la configuration de cet espace sera essentielle pour défendre les intérêts basques au sein de l'axe atlantique puisque son objectif est d'affronter des défis communs à travers la recherche de synergies ».
« A tel point que la Macrorégion Atlantique aspire à être le cadre pour promouvoir la coopération et les investissements entre les territoires atlantiques afin que ces défis communs puissent être répondus à travers une coopération public-privé et avec une gouvernance à plusieurs niveaux dans laquelle les pouvoirs politiques interviennent de la manière la plus efficace à tout moment », a-t-il souligné.
Il s'agit, comme il l'a souligné, « d'une aspiration promue par le Gouvernement basque depuis 2020 et que Lehendakari Imanol Pradales a affirmé à de nombreuses reprises car 'Euskadi doit être là où sont en jeu les intérêts des Basques, il doit être aux tables où se prennent les décisions qui nous concernent directement, être avec les responsables de ces décisions et tisser des complicités et des alliances politiques' ».
Ce message a également été réitéré lors de la rencontre de Pradales avec la ministre déléguée à la Mer et à la Pêche du gouvernement français, Catherine Chabaud, en novembre dernier. « Euskadi ne peut pas être à la périphérie de l'Europe », a-t-il déclaré au dirigeant français.
Lehendakaritza rappelle que l'Espagne, la France, l'Irlande et le Portugal ont proposé d'inclure une référence à la création de la macrorégion atlantique dans les conclusions du prochain Conseil européen.
Plus précisément, il indique que « le Conseil européen invite la Commission, en coopération avec les États membres, à élaborer une stratégie macrorégionale de l'UE pour l'Atlantique d'ici juin 2027, en tenant compte de l'existence de la stratégie maritime atlantique et du plan d'action atlantique ».
PROJET PILOTÉ PAR EUSKADI
De même, rappelons-nous que depuis 2020, Euskadi dirige depuis juin 2020 la stratégie d'approbation de la Macrorégion Atlantique, depuis la Présidence de la Commission Arc Atlantique, conjointement avec la Vice-Présidence exercée par la Région de Lisbonne et Vallée du Tage.
« Ce projet permettra de définir une stratégie commune pour l'axe atlantique européen – priorités et projets moteurs – et d'aligner et d'optimiser les fonds et les efforts. Lors de l'Assemblée générale de la Commission Arc Atlantique tenue à Séville en 2025, une 'feuille de route' pour la macrorégion atlantique a été adoptée, qui définit des projets emblématiques et un modèle de gouvernance multi-niveaux garantissant des ressources à long terme », a-t-il ajouté.
Selon lui, « l'objectif de la Macrorégion est de rendre visible et de repositionner la région atlantique sur l'agenda européen et de territorialiser les politiques de l'Union européenne, à travers la pleine participation des différents niveaux de gouvernement et des agents économiques et sociaux de l'Atlantique ».
« De plus, ce projet de Macrorégion Atlantique favorise une nouvelle configuration de la façade atlantique de l'UE, incluant des territoires atlantiques européens extérieurs à l'UE, ainsi que l'association d'acteurs transatlantiques, comme le Québec », a-t-il noté.
En bref, il a soutenu que la Macrorégion « offre un cadre institutionnalisé idéal pour une collaboration transnationale renforcée entre territoires atlantiques sur la base d'une stratégie partagée, permet d'intensifier la dimension politique de cette coopération et agit comme un véritable levier d'action sur le terrain, répondant aux événements qui affectent la zone atlantique ».