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MADRID, 5 mars (EUROPA PRESS) –
Le Sénat brésilien a approuvé ce mercredi l'accord entre l'Union européenne et le bloc commercial du Mercosur (qu'il forme avec l'Uruguay, le Paraguay et l'Argentine), ratifiant ainsi un engagement auquel la Chambre des députés avait donné son feu vert une semaine auparavant et qui a également été confirmé par Buenos Aires et Montevideo, mais pas par Asunción ni par Bruxelles, qui a cependant annoncé qu'elle entamait le processus d'application provisoire de l'accord de libre-échange.
Avec seulement le président du Congrès brésilien, Davi Alcolumbre, pour promulguer l'accord, celui-ci aura franchi les étapes nécessaires au sein des institutions brésiliennes pour que les termes du traité entrent en vigueur.
L'engagement, qui établit une zone de libre-échange avec plus de 720 millions d'habitants, implique une réduction des droits de douane dans le Mercosur sur les produits de l'UE de 91 % en 15 ans et une réduction de 95 % en 12 ans des taxes imposées par Bruxelles sur les importations en provenance du bloc sud-américain.
Dans le même temps, le gouvernement brésilien a publié un décret qui réglemente les sauvegardes, instruments qui, dans le cadre de l'accord, prévoient des mécanismes de protection des producteurs nationaux, comme décrit dans le document recueilli par l'Agence brésilienne.
Selon le décret signé par le président brésilien Luiz Inácio Lula da Silva, ces mesures pourront être appliquées lorsque les importations d'un produit soumis à des conditions préférentielles, à la suite d'un accord, augmentent en quantité et dans des conditions qui causent ou menacent de causer un préjudice grave à l'industrie nationale, et seront transférables tant au secteur industriel qu'agricole.
Le document publié par l'Exécutif souligne également que l'activation d'une sauvegarde, décision qui reviendra à la Chambre du Commerce Extérieur, pourrait impliquer la suspension des réductions tarifaires négociées dans l'accord. De même, l'industrie brésilienne peut demander des enquêtes sur les sauvegardes bilatérales et, dans des circonstances exceptionnelles, le Ministère du commerce extérieur peut également le faire.
Le Brésil rejoint ainsi l'Argentine et l'Uruguay parmi les pays du Mercosur qui ont ratifié l'accord, tandis que le Paraguay manquerait de peu pour compléter le volet latino-américain d'un engagement qui, du côté européen, n'a pas encore été confirmé, bien que la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, ait annoncé la semaine dernière le début du processus d'application provisoire.