Le PSOE demande le soutien du Congrès pour renforcer Schengen avec davantage de coopération policière et des processus numérisés

MADRID, 15 novembre (EUROPA PRESS) –

Le PSOE a déposé au Congrès une proposition non législative liée au 40e anniversaire de l'accord de Schengen, dans laquelle il demande à la Chambre de manifester son soutien à cet espace de libre circulation. Aussi pour approfondir la digitalisation des processus et le renforcement des systèmes de sécurité.

Le texte, recueilli par Europa Press, souligne que l'espace Schengen a contribué au développement de la cohésion territoriale de l'Union européenne et qu'il permet aux citoyens de traverser les frontières « sans contrôles », en économisant du temps et des procédures. Il souligne également qu'il favorise la sécurité grâce à la coopération entre les États, élimine le besoin de visas pour étudier ou travailler et humanise le traitement aux frontières. Chaque jour, jusqu'à 3,5 millions de personnes bénéficient de cette liberté de mouvement.

L'initiative, qui sera discutée au sein de la Commission mixte pour l'Union européenne, cite le rapport de la Commission sur Schengen publié en mai 2025, qui note que l'espace a accueilli jusqu'à 500 millions de personnes l'année dernière et bénéficie de « 450 millions » par an.

En outre, il met en évidence les domaines prioritaires identifiés pour renforcer Schengen, tels que le renforcement de la gouvernance opérationnelle et politique, la promotion de la numérisation pour améliorer la sécurité, la coopération policière aux frontières intérieures et extérieures, les mesures efficaces pour le retour des personnes sans droit de séjour et l'échange agile d'informations via des systèmes tels qu'Eurosur et le système d'information Schengen.

L'initiative parlementaire affirme que l'Espagne a travaillé « avec détermination » pour faire avancer l'intégration européenne dans les aspects économiques, sociaux, énergétiques, sanitaires, du travail, fiscaux, financiers et de sécurité et de défense, et affirme que lors du prochain Conseil de l'espace Schengen, les progrès se poursuivront dans la coopération policière, la numérisation et les systèmes de sécurité.

RÉPONSE UNIFIÉE AUX DÉFIS

La proposition non juridique conclut en exhortant l'exécutif à faire comprendre à l'Union européenne la nécessité de « renforcer » la gouvernance commune de Schengen, afin d'assurer « une réponse structurée, coordonnée et unifiée à ses défis ».

L'accord de Schengen a été signé le 14 juin 1985 pour éliminer progressivement les contrôles internes et établir un régime de libre circulation, élargi par la suite avec la Convention de Schengen de 1990, entrée en vigueur en 1995. Aujourd'hui, l'espace Schengen est composé de 27 États européens, dont 23 membres de l'UE et quatre pays de l'Association européenne de libre-échange. La Bulgarie et la Roumanie y adhéreront pleinement en 2025, tandis que Chypre le fera en 2026.