Le principal parti d'opposition et l'ororrana appelle à l'approbation de l'accord avec l'UE

ESPOT reconnaît que la France défend que l'accord doit être considéré comme mixte

Andorra La Vella, (Andorra) 25 (Europa Press)

Concòrdia, le principal parti d'opposition au Parlement d'Andorran, a demandé au gouvernement d'arrêter l'approbation de l'accord d'association avec l'Union européenne (UE).

La pétition, qui a été publiée ce vendredi dans un communiqué de presse, intervient après que le Diari d'Endorra a publié un article soulignant que la France « bloque » l'accord car elle considère que la nature légale du texte doit être mitigée.

Les accords mixtes impliquent un processus de double ratification: par le Parlement européen et par tous les parlements des États membres.

En vertu du point de vue de Concòrdia, la France « offre une bonne occasion » à la Principauté pour arrêter l'approbation d'un accord qui signifierait l'application de plus de 6 000 lois dans un pays qui, selon eux, n'est pas prêt à l'assumer.

La formation demande à profiter du temps de suspension pour négocier « un accord plus modeste » qui permet une approximation avec l'UE beaucoup plus progressive.

Plus précisément, il demande que le seuil minimum de croissance démographique soit éliminé de l'accord, la libre circulation du capital immobilier ou l'absence de veto d'Andorran aux normes décidées par l'UE qui n'acceptent pas le pays.

Selon Concòrdia, l'accord négocié « aggrave les crises que l'Andorre vit actuellement », dans les domaines du logement, de l'immigration, du manque de cohésion sociale et de l'épuisement de la mesure.

La formation rappelle qu'elle est contraire à l'accord négocié et demande une relation « positive, constructive », de procédures continues avec l'Europe, mais que cela ne consolide en aucun cas le modèle du jour des dernières années.

Espot nie le blocage

Pour sa part, le chef du gouvernement, Xavier Espot, a nié que la France bloque l'accord et, dans les déclarations des médias, a rappelé que le pays voisin avait été « un moteur et un défenseur » de l'accord.

ESPOT a rappelé que la Principauté a toujours négocié en défendant que le texte n'est pas considéré comme mitigé et que c'est aussi la position de la Commission européenne « et de nombreux États membres ».

Néanmoins, il a reconnu que la France, « par tradition » défend des accords mitigés, il a donc garanti que les efforts nécessaires pour les convaincre que la meilleure solution est un accord non lié à un mixage.