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LOGROÑO, 22 janvier (EUROPA PRESS) –
Le Parti de la Rioja (PR+) soutient les revendications et les mobilisations des campagnes de la Rioja contre l'accord entre l'Union européenne et le Mercosur qui « peut affaiblir le secteur et même mettre fin à de nombreuses exploitations agricoles et d'élevage de notre communauté autonome ».
Dans un communiqué, la formation régionaliste a rappelé que la production sud-américaine « dispose de mécanismes de contrôle et de réglementations moins rigoureux, dont les effets sur la consommation humaine peuvent ne pas être adéquats ». De plus, ce traité « permettra des ventes à des prix inférieurs à ceux d'ici, ce qui entravera notre production agricole et animale ».
La présidente du PR+, Rita Beltrán, souligne que « les campagnes de la Rioja bénéficient du plein soutien du Parti de la Rioja, nous comprenons leurs revendications et leur indignation, tant en raison des dommages économiques que de l'impact sur les consommateurs qui trouveront, dans les magasins, des produits sans les mêmes contrôles que ceux des Espagnols et des Rioyens ».
« Je ne comprends pas comment les deux principales formations politiques de notre pays n'ont pas pris en compte à Bruxelles les dégâts qu'elles causent à nos agriculteurs et éleveurs », a souligné le leader de la Rioja.
Beltrán, qui a tenu des réunions avec le secteur ces derniers jours, estime que « même s'il s'agit d'un bon accord pour l'industrie, le préjudice causé à nos agriculteurs et à nos éleveurs est évident ». En ce sens, il soutient qu'ils « utilisent les mécanismes qu'offre notre Constitution pour exiger l'équité réglementaire et une évaluation rigoureuse de l'impact réel de cet accord avant son approbation finale ».
Beltrán indique que « si cet accord avec le Mercosur est finalement maintenu, parce qu'il est considéré comme bénéficiant à l'industrie européenne, nous devrons trouver un juste équilibre avec nos agriculteurs et nos éleveurs et, si cela ne suffit pas, leur offrir une compensation économique pour qu'ils ne perdent pas leur compétitivité ».
Le traité entre l'Union européenne et le Mercosur « génère une forte inquiétude dans les campagnes d'ici pour plusieurs raisons ». L'impact « sera important sur le plan économique car il pourrait intensifier la concurrence avec les produits agricoles importés à moindre coût ». En outre, les agriculteurs savent que ces importations « ne sont pas soumises aux mêmes normes environnementales, de travail et de santé que celles exigées par l'UE, ce qui constitue un délit comparatif et une concurrence déloyale ».
L'entrée massive de viande, d'agrumes ou de céréales en provenance du Brésil, d'Argentine, d'Uruguay et du Paraguay « pourrait exercer une pression à la baisse sur les prix à l'origine et réduire la rentabilité, voire entraîner des pertes ». Ce scénario « alimente le risque de fermeture d’exploitations agricoles et d’abandon rural, aggravant le dépeuplement ».
En outre, le manque de garanties claires sur les mécanismes de protection et le contrôle de la traçabilité génère de l'incertitude, « puisque l'on sait que dans ces pays, il est permis d'hormoner les animaux destinés à la consommation de viande, ce qui en Espagne est impensable en raison des effets que cela peut provoquer sur l'homme ».