Le Parlement européen exige un « impact réel » et des « résultats mesurables » dans le nouveau budget de l'UE


Archive – Drapeau de l'Union européenne

– CONSEIL D'ANDALOUSIE – Archive

BRUXELLES, 22 janvier (EUROPA PRESS) –

Le Parlement européen a exigé jeudi que le prochain budget à long terme de l'Union européenne se concentre sur « les résultats et l'impact réel » des dépenses, considérant qu'une évaluation plus efficace est indispensable pour démontrer la valeur ajoutée des fonds communautaires pour les citoyens et les entreprises.

Il l'a fait à travers un rapport approuvé en plénière par 318 voix pour, 247 contre et 67 abstentions, dans lequel il affirme que le cadre financier pluriannuel pour la période 2028-2034 doit offrir une « valeur mesurable » de l'impact à long terme, et ne pas se limiter à des indicateurs administratifs « excessifs » qui, selon eux, « rendent difficile l'obtention d'une image claire de l'efficacité des dépenses ».

Dans le document, le Parlement européen insiste sur la nécessité d'utiliser des indicateurs de performance « plus simples, plus fiables et comparables », et critique le fait que le système actuel repose sur des indicateurs qui reflètent les progrès bureaucratiques, mais ne permettent pas d'évaluer l'impact réel des politiques financées.

Il appelle également à un système plus harmonisé, garantissant la comparabilité des résultats entre les États membres et réduisant la charge administrative grâce à des indicateurs rationalisés et des modèles simplifiés, en particulier pour les petites et moyennes entreprises et les autorités locales.

Les députés soulignent toutefois que la simplification « ne peut pas nuire à la transparence ou à la responsabilité » et défendent que les données et les méthodologies d'évaluation soient accessibles au public « en temps réel » grâce à des systèmes permettant de retracer les fonds jusqu'au bénéficiaire final.

Le rapport appelle également la Commission à intensifier ses efforts pour réduire la charge réglementaire. En ce sens, il défend que des aspects tels que l'augmentation de la productivité, la réduction des émissions, la création d'emplois ou la proportion de capitaux privés mobilisés doivent être mesurés, pour évaluer à la fois les effets directs des dépenses et leur contribution à la compétitivité et à la durabilité de l'économie européenne.

Le débat s'inscrit dans le cadre du processus de négociation du prochain budget de l'UE, après que la Commission européenne a présenté sa proposition initiale en juillet de l'année dernière, à laquelle le Parlement a exprimé des réticences en raison, entre autres, de l'orientation des dépenses et de la possibilité de coupes dans la politique agricole commune (PAC).