Le Parlement européen demande à la Turquie d'inverser sa régression démocratique en vue de son éventuelle adhésion à l'UE


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BRUXELLES, 9 janvier (EUROPA PRESS) –

Le Parlement européen a appelé les autorités turques à inverser « de toute urgence » le déclin démocratique du pays et à garantir le respect de l'État de droit, en vue de faire avancer son processus d'adhésion à l'Union européenne.

C'est ce qu'a déclaré la députée « populaire » et présidente de la sous-commission des droits de l'homme du Parlement européen, Isabel Wiseler-Lima, lors de sa visite dans le pays dans le cadre d'une mission officielle visant à évaluer la situation des droits de l'homme, l'indépendance judiciaire et le respect des libertés fondamentales.

« Nous exhortons les autorités turques à inverser de toute urgence le recul démocratique, notamment en garantissant l'indépendance du système judiciaire, en mettant fin au harcèlement des journalistes indépendants et en libérant toutes les personnes injustement détenues », a-t-il déclaré dans un communiqué.

De même, il a souligné la nécessité pour la Turquie de « respecter sa Constitution » et de se conformer à « ses obligations internationales en matière de droits de l'homme et de libertés fondamentales », y compris le respect des décisions de ses tribunaux et des instances judiciaires européennes.

Selon le Parlement, les députés ont constaté lors de la visite un « manque systémique d'indépendance judiciaire », ainsi que le limogeage des élus de l'opposition et leur remplacement par des administrateurs nommés par les autorités, ainsi que des législations et des pratiques qui ont restreint l'espace civique et les libertés fondamentales.

Le député luxembourgeois a souligné que le pays est toujours candidat à l'UE et qu'il existe un intérêt évident de la part de la société turque à avancer dans ce processus. Dans ce sens, il a expliqué que lors de la visite, les autorités et le parti au pouvoir ont exprimé leur désir de renforcer la coopération avec Bruxelles, disposition sur laquelle le Parlement s'est montré « ouvert au dialogue » et d'étudier « des voies constructives pour une plus grande implication ».