– Marta Fernández – Europa Press
MADRID, 3 janvier (EUROPA PRESS) –
Le ministère des Affaires étrangères, de l'Union européenne et de la Coopération a annoncé qu'il suivait de près la situation au Venezuela, en coordination avec ses partenaires de l'Union européenne et des pays de la région.
Concrètement, le département dirigé par José Manuel Albares a indiqué que l'Espagne est en contact « permanent » avec son ambassade et son consulat à Caracas et avec l'unité consulaire d'urgence. « Nous sommes en attente de la situation de la colonie espagnole dans le pays », a indiqué ce samedi le ministère dans un communiqué. Il ne faut pas oublier qu’une communauté d’environ 150 000 Espagnols vit au Venezuela.
Il a également précisé que le personnel de l'ambassade et du consulat d'Espagne à Caracas, ainsi que leurs familles, se portent tous bien, dans le cadre de l'opération militaire menée ce matin par les États-Unis contre le Venezuela, qui s'est accompagnée d'une série d'attentats à la bombe contre la capitale du pays, Caracas, et contre les États d'Aragua et de La Guaira.
« L'Espagne appelle à la désescalade et à la modération, et à toujours agir dans le respect du droit international et des principes de la Charte des Nations Unies », a-t-il expliqué.
En ce sens, l'Espagne, selon les Affaires étrangères, « est disposée à offrir ses bons offices pour parvenir à une solution pacifique et négociée à la crise actuelle ».
L'Espagne a rappelé qu'elle n'a pas reconnu les résultats des élections du 28 juillet 2024 et qu'elle a toujours soutenu les initiatives visant à parvenir à une solution démocratique pour le Venezuela. Il a également indiqué qu'il avait accueilli et continuerait de le faire des dizaines de milliers de Vénézuéliens qui ont dû quitter leur pays pour des raisons politiques et qu'il était disposé à contribuer à la recherche d'une solution démocratique, négociée et pacifique pour le pays.
LE VENEZUELA RAPPORTE DES ATTAQUES AÉRIENNES
Le gouvernement du Venezuela a dénoncé samedi une série d'attaques aériennes menées par les États-Unis contre « le territoire et la population vénézuéliennes dans les localités civiles et militaires » de la capitale du pays, Caracas, et les États de Miranda (où se trouve la ville), d'Aragua et de La Guaira, ce qu'il a condamné comme une « très grave agression militaire contre le territoire et la population vénézuéliennes ».
En l’absence d’annonce officielle, des sources de la Maison Blanche ont confirmé à Fox News sous couvert d’anonymat que l’armée américaine avait effectivement lancé une opération militaire sur le territoire vénézuélien comme mesure de pression contre le président Nicolas Maduro.
Dans ce contexte, le président des États-Unis, Donald Trump, a annoncé que l'armée américaine « avait capturé » Maduro et son épouse, la première dame Cilia Flores, qui ont été transférés hors du pays. Le gouvernement vénézuélien, par l'intermédiaire de sa vice-présidente Delcy Rodríguez, a admis qu'il n'avait actuellement aucune preuve de l'endroit où se trouvent les deux époux et a exigé que Trump fournisse une preuve de la vie des deux hommes.