Le Gouvernement réitère son rejet de l'escalade nucléaire après le projet de Macron de renforcer son armement


Le ministre des Affaires étrangères, José Manuel Albares, lors d'une conférence de presse après le Conseil des ministres, le 3 mars 2026, à Madrid (Espagne).

– Eduardo Parra – Europa Press

MADRID, 3 mars (EUROPA PRESS) –

Le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération et de l'Union européenne, José Manuel Albares, a réitéré le rejet de l'Espagne d'une escalade des armes nucléaires, après que le président français, Emmanuel Macron, ait annoncé une augmentation de ce type de capacités face aux menaces en Europe dues au début de la guerre en Iran et au soutien de plusieurs partenaires européens.

Lors d'une conférence de presse à la Moncloa, après la réunion du Conseil des ministres, il a assuré que la position de l'Exécutif est « claire » et qu'il est en faveur du « contrôle et de la réduction des armements nucléaires » et rejette donc « le maintien d'une escalade ».

Il a également rappelé que le président du gouvernement, Pedro Sánchez, avait récemment qualifié le réarmement nucléaire d'« erreur historique » et de « pari dangereux », lors de la Conférence sur la sécurité tenue à Munich (Allemagne) à la mi-février.

Albares a précisé qu'il s'agit d'armes de « destruction massive sans retour en arrière » et c'est pourquoi l'Espagne s'oppose à ce que les pays européens augmentent leur potentiel nucléaire.

Le ministre a fait ces déclarations alors qu'il était interrogé sur les déclarations de Macron, qui avait ordonné la veille le renforcement de l'arsenal nucléaire français et prévenu qu'il l'utiliserait si les « intérêts vitaux » de la France étaient en jeu.

Macron a déclaré qu'il entendait développer une « dissuasion avancée » en Europe et que huit pays du continent, parmi lesquels l'Espagne, ont déjà accepté cette proposition.

En ce sens, le ministre Albares a précisé qu' »il n'y a pas d'offre de parapluie (nucléaire) français pour couvrir tous les pays », mais qu'il y a plutôt des discussions sur la création d'un comité directeur pour aborder cette question.