Le gouvernement demande de modifier la réglementation de la limite de 150 km pour garantir la participation des Baléares aux programmes Interreg


La directrice générale des relations institutionnelles et des relations avec le Parlement, Xesca Ramis

-CAIB

PALMA, 29 juin. (EUROPA PRESS) –

Le gouvernement a demandé devant la Commission européenne, le Parlement européen et le Conseil de l'Union européenne la modification du règlement qui fixe la limite géographique de 150 kilomètres dans les programmes de coopération territoriale Interreg, une restriction qui empêche l'archipel de participer sur un pied d'égalité à de nombreux projets européens de coopération transfrontalière.

Le ministère de la Présidence, de la Coordination de l'action gouvernementale et de la coopération locale a expliqué dans un communiqué que le directeur général des relations institutionnelles et des relations avec le Parlement,

L'approbation de ces deux stratégies représente une étape importante dans la politique européenne puisque, pour la première fois, l'Union européenne fournit aux îles et aux communautés côtières son propre cadre stratégique qui reconnaît leurs singularités et propose des mesures spécifiques pour faire face à des défis tels que la connectivité, la cohésion territoriale, la transition énergétique, le changement climatique, la compétitivité ou le développement de l'économie bleue.

Profitant de ce nouveau cadre politique et de la présence des représentants des trois institutions européennes qui doivent promouvoir et approuver le développement réglementaire de ces politiques, Ramis a défendu la nécessité que cette reconnaissance de l'insularité se traduise également par une adaptation des programmes européens de coopération territoriale.

En ce sens, il a demandé de modifier la réglementation qui fixe la limite de 150 kilomètres, une limite qui a historiquement laissé les îles Baléares « hors de nombreux projets de coopération transfrontalière malgré le partage de défis, d'intérêts et d'opportunités avec d'autres territoires méditerranéens ». De même, il a défendu que le futur règlement intègre le principe qui inspire la nouvelle stratégie européenne pour les îles, qui s'engage à une coopération plus flexible basée sur les besoins des territoires et sur les zones dites fonctionnelles, et non exclusivement sur des critères de proximité géographique.

Le gouvernement a assuré que la revendication présentée ce lundi donne une continuité au travail mené depuis des mois devant les institutions européennes. Récemment, le Comité européen des régions a approuvé un amendement promu par les Îles Baléares afin que cette demande soit incluse dans l'un de ses avis sur l'avenir de la coopération territoriale européenne. La réunion de Paphos représente désormais une nouvelle étape, puisqu'elle a permis de transférer cette demande directement à la Commission européenne, au Parlement européen et au Conseil de l'Union européenne, les trois institutions qui doivent définir le futur cadre réglementaire.

Au cours de son discours, Ramis a souligné le rôle actif des îles Baléares dans le processus de préparation de la première stratégie européenne pour les îles. Le Gouvernement a participé aux forums politiques et aux consultations techniques promus par la Commission européenne, en apportant des propositions pour que ce nouvel instrument européen réponde aux besoins réels des territoires insulaires.

Le Directeur Général a remercié les institutions européennes pour leur engagement à faire d'une demande historique des régions insulaires une réalité et a souligné que ce n'est que la première étape. En ce sens, il a souligné que le succès de la stratégie dépendra de son application efficace et de la capacité à convertir cette reconnaissance en mesures concrètes éliminant les barrières qui limitent encore la participation des îles aux principales politiques et programmes européens.