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VITORIA, le 17 février (EUROPA PRESS) –
Le Gouvernement basque a demandé à l'Exécutif Central de présenter à la Commission et au Parlement européen sa proposition d'inclure l'anguille européenne (Anguilla anguilla) dans le Catalogue des espèces menacées et d'interdire ainsi sa pêche, afin qu'un éventuel moratoire sur la pêche de cette espèce puisse être étendu à tous les pays de l'UE.
Les Sous-Ministères de l'Environnement et de la Pêche du Gouvernement Basque ont reconnu, à travers un communiqué, que l'anguille européenne « traverse une situation critique dans toute son aire de répartition ».
Ils ont toutefois prévenu que l'efficacité de cette mesure appliquée uniquement dans l'État « sera très limitée », puisque l'anguille est une espèce hautement migratrice, partagée et gérée dans un seul espace européen.
C'est pourquoi ils estiment qu'une interdiction de ces caractéristiques « aura peu d'impact réel si d'autres pays européens ou le Maroc maintiennent leur exploitation ».
L'Exécutif basque a ajouté que la surpêche des anguilles et des anguilles « continue d'être un facteur clé, mais ce n'est pas le seul qui explique l'état de vulnérabilité de l'espèce ». Il a ainsi cité d'autres facteurs, comme la « mauvaise » connectivité des rivières et la mortalité due aux turbines, deux risques qui, associés au grand nombre de barrages et de réservoirs qui fragmentent les bassins fluviaux, « ont contribué de manière significative au déclin de l'espèce ».
Actuellement, au Pays Basque, la pêche à la civelle est très limitée et, bien que dans d'autres communautés autonomes comme la Galice, les Asturies ou la Cantabrie, la pêche soit plus répandue, il existe des contrôles sur la gestion et l'activité extractive.
Le Gouvernement basque a déclaré que « le plus grand obstacle est que d'autres pays européens, qui constituent les plus grandes concentrations de captures, comme la France ou le Portugal, maintiennent une pêcherie de cette espèce avec moins de limitations ».
En outre, il a indiqué que d'un point de vue biologique, les preuves scientifiques indiquent qu'une intensification des mesures est nécessaire, notamment celles liées à la restauration de l'habitat, à la connectivité des bassins fluviaux et à la réduction des pressions humaines.
AUCUN SIGNE DE RÉCUPÉRATION
L'Exécutif régional a rappelé que des études récentes indiquent que l'espèce ne montre aucun signe de rétablissement, ni au niveau européen, ni au niveau étatique ou régional. En Euskadi, le suivi scientifique réalisé par l'Agence Basque de l'Eau-Ura, les conseils provinciaux et l'AZTI confirme que l'espèce continue de décliner.
C'est pourquoi le Gouvernement basque a souligné qu'il est nécessaire de prendre des mesures pour protéger l'anguille européenne, mais que celles-ci « doivent être plus ambitieuses et proposer des solutions européennes qui aient un résultat positif sur la situation de l'espèce ».