– Javier Borrego / AFP7 / Europa Press – Archives
MADRID, 1er décembre (EUROPA PRESS) –
Les clubs européens, les ligues européennes, la FIFPRO Europe et l'UEFA ont publié lundi une résolution sur les principes clés du système de transfert de football et de sa réforme, à la suite d'un processus formel de dialogue social au sein de l'Union européenne.
Comme l'ont indiqué les parties dans un communiqué, l'Association des Clubs de Football Européens (EFC), l'ancienne ECA, les Ligues européennes, la FIFPRO Europe et l'instance dirigeante du football continental, « les partenaires sociaux européens reconnus dans le football professionnel », ont mené ce processus à la suite de l'arrêt « Diarra » d'octobre 2024 de la Cour de Justice de l'UE, qui « contestait certaines dispositions clés du Règlement sur les Transferts (RETJ) qui nécessitaient des ajustements pour assurer la conformité à la législation de l'UE ».
Cet arrêt de la CJUE a donné raison au footballeur français Lassana Diarra, qui a joué entre autres pour le Real Madrid, dans son litige contre la FIFA et a déterminé que certaines des règles de l'organisation en matière de transferts internationaux étaient contraires au droit de l'UE et qu'elles entravaient la libre circulation des joueurs et restreignaient la concurrence entre les clubs.
Cette décision a incité le football européen à revoir collectivement les moyens de renforcer les règles du système de transfert afin de garantir « la stabilité à long terme, l'équité, la sécurité juridique et un environnement réglementaire équilibré permettant le développement des clubs et des joueurs ».
Adoptée lors de la réunion plénière du Comité de dialogue social sectoriel de l'UE pour le football professionnel, tenue sous les auspices de la Commission européenne à Bruxelles le 26 novembre, la résolution commune « établit un cadre commun basé sur le droit de l'UE et la gouvernance collective pour guider les réformes actuelles et futures de la FIFA ».
« Il se concentre sur la recherche d'un équilibre entre les intérêts légitimes des clubs et la protection des droits individuels et de la liberté de mouvement des joueurs, sur la défense du rôle des ligues et des clubs dans le développement et la durabilité du football, sur les effets redistributifs du système de transfert et sur l'amélioration des procédures de transfert pour les rendre plus simples, plus efficaces et transparentes, le tout afin de soutenir l'intégrité, la croissance et la compétitivité à long terme du football européen », ajoute le communiqué.
Il rappelle que l'Europe « concentre près de 90 pour cent de la valeur du marché mondial des transferts et des flux les plus importants de mouvements de joueurs et d'activités contractuelles », et qu'elle « a donc la responsabilité de diriger et un rôle légitime dans la définition des règles qui affectent ses clubs, ses joueurs, ses compétitions et l'écosystème en général ».
« Les partenaires sociaux et l'UEFA ont convenu de poursuivre les discussions collectives sur le système de transfert au sein du Comité de dialogue social sectoriel de l'UE en 2026, avec une attention particulière sur les rémunérations, les récompenses de formation et les mécanismes de solidarité, la protection des joueurs et les parcours professionnels des moins de 18 ans, ainsi que le renforcement des structures nationales de résolution des litiges », ont souligné les parties.
Outre le système de transferts, ces partenaires sociaux se sont concentrés cette année sur trois autres axes de travail : la diversité, l'égalité et l'inclusion (DEI), le soutien au dialogue social national et la santé et sécurité au travail.
Quant à ces derniers, ils se sont concentrés sur les exigences physiques et mentales du football moderne, tant masculin que féminin, depuis la gestion globale de la charge de travail jusqu'à la protection d'un repos adéquat pendant et hors saison, dans le cadre du calendrier des matches internationaux. « Le travail conjoint dans les quatre domaines de travail, y compris le système de transfert, se poursuivra l'année prochaine afin de développer des solutions communes », indique le communiqué.