Le coût du travail en Espagne augmentera de 3,5 % en 2025, mais reste encore loin de la moyenne de l'UE


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BRUXELLES, 31 mars (EUROPA PRESS) –

Le coût horaire du travail en Espagne a augmenté de 3,5% en 2025, pour atteindre 26,4 euros, soit en dessous de la moyenne de l'Union européenne (34,9 euros) et de la zone euro (38,2 euros), selon les données publiées ce mardi par Eurostat.

Les statistiques confirment ainsi la position de l'Espagne dans la tranche moyenne inférieure du bloc communautaire, encore loin des grandes économies d'Europe du Nord et centrale, dans un contexte d'augmentation généralisée du coût du travail.

Dans l'ensemble de l'UE, les différences entre les pays restent marquées : le coût horaire variait de 12 euros en Bulgarie à 56,8 euros au Luxembourg. Après ces derniers, les niveaux les plus élevés ont été enregistrés au Danemark (51,7 euros) et aux Pays-Bas (47,9 euros), tandis qu'en bas du tableau se trouvaient également la Roumanie (13,6 euros) et la Hongrie (15,2 euros).

Au-delà de ces divergences, les données pointent vers une tendance commune à la hausse. En 2025, le coût horaire du travail a augmenté de 4,1 % dans l’ensemble de l’UE et de 3,8 % dans la zone euro par rapport à l’année précédente.

L'Espagne s'est inscrite dans cette évolution, avec une hausse de 3,5%, similaire à celle de Chypre et du Luxembourg, bien qu'en dessous des hausses les plus intenses enregistrées dans plusieurs économies de l'Est, comme la Bulgarie (+13,1%), la Croatie (+11,6%) ou la Slovénie (+9,3%).

Au sein de la zone euro, les coûts du travail ont augmenté dans tous les pays à l'exception de Malte, qui a enregistré une légère baisse de 0,5%, tandis que les hausses les plus contenues ont été enregistrées en France (+2%) et en Italie (+3,2%).

De leur côté, les coûts non salariaux – qui comprennent, entre autres éléments, les cotisations sociales payées par l'employeur – représentaient 24,8% du total dans l'UE et 25,6% dans la zone euro.

Son poids était particulièrement élevé en France (32,3%), en Suède (31,7%) et en Slovaquie (28,6%), contrairement à des niveaux nettement inférieurs en Roumanie (4,8%), en Lituanie (5,5%) et à Malte (5,8%).