Le C-LM appelle au maintien des fonds européens nécessaires pour résoudre les problèmes d'approvisionnement et d'utilisation de l'eau


Le deuxième vice-président du gouvernement de Castille-La Manche, José Manuel Caballero

– EUROPA PRESSE

BRUXELLES/TOLÈDE, 3 février (EUROPA PRESS) –

Le gouvernement de Castille-La Manche a demandé mardi le maintien des fonds européens « nécessaires » pour que les États membres de l'Union européenne puissent résoudre les problèmes liés à l'approvisionnement et à l'utilisation de l'eau.

C'est ce qu'a indiqué le deuxième vice-président du Gouvernement de Castille-La Manche, José Manuel Caballero, dans des déclarations aux médias, quelques instants avant de participer à la Commission Environnement, Changement Climatique et Énergie (ENVE) du Comité des régions, où il a formulé cette demande.

Caballero a ainsi exprimé son inquiétude sur le fait que la présidence chypriote de l'UE, au cours de ce semestre, ne considère pas comme « un problème fondamental » le fait que les pays et les régions ont la capacité de faire face à des situations hydriques telles que celles qui existent actuellement.

« Depuis Castilla-La Mancha, nous allons défendre que les États membres et les régions soient bien équipés financièrement pour faire face aux problèmes qui existent actuellement en matière d'eau », a-t-il déclaré.

Concrètement, le gouvernement régional demande que les fonds européens nécessaires continuent d'être maintenus pour pouvoir aborder la construction d'infrastructures qui garantissent l'eau « là où elle est nécessaire et quand elle est nécessaire » ou qui permettent d'éviter les catastrophes provoquées par des inondations ou des inondations.

« C'est la stratégie fondamentale de Castille-La Manche, défendre qu'il existe des investissements puissants qui permettent l'utilisation de l'eau pour le développement économique, bien sûr pour la vie, mais aussi pour tout ce qui concerne le secteur agricole et industriel », a soutenu Caballero.

Comme exemple de fonds européens utilisés à cet effet, le deuxième vice-président a mis en avant l'investissement qui sera réalisé dans la province de Ciudad Real pour pouvoir utiliser l'eau du pipeline de transfert Tajo-Segura pour l'acheminer jusqu'à Campo de Calatrava, afin de garantir l'approvisionnement en eau des populations de plus de 150 000 habitants.

Il s'agit, a-t-il détaillé, d'un investissement qui a été adjugé pour plus de 90 millions d'euros, qui a finalement été adjugé pour plus de 72 millions d'euros – 65 pour cent de fonds européens – et qui garantira l'eau aux populations de Campo de Calatrava mais aussi à la ville de Daimiel, capitale de Ciudad Real et à la communauté de municipalités alimentées par ce système.

En ce sens, il a annoncé que ce vendredi sera créée la commission de suivi, avec des représentants du gouvernement espagnol, de l'entreprise publique Acuaes et du gouvernement de Castilla-La Mancha, « pour déterminer que cette infrastructure est réalisée avec rigueur technique et avec la possibilité qu'elle devienne réalité le plus tôt possible ».