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MADRID, 2 juillet (EUROPA PRESS) –
Le Brésil a évoqué la possibilité de représailles contre l'Union européenne après que les Vingt-Sept aient réduit de 47% le volume d'acier étranger pouvant entrer dans le bloc communautaire et augmenté à 50% les droits de douane appliqués sur le reste des importations dépassant ce montant.
« Le gouvernement brésilien regrette l'adoption […] par l'UE de nouvelles restrictions quantitatives, ainsi que l'augmentation des droits de douane hors quota sur les produits sidérurgiques », ont exprimé les ministères des Affaires étrangères et du Développement, de l'Industrie et du Commerce extérieur dans une déclaration commune.
Selon Brasilia, le nouveau régime réduira l'accès de l'acier au marché européen sans résoudre la surproduction internationale de ce métal. De plus, l'exécutif du Planalto a nié être la cause du problème et s'est déclaré victime.
La note ministérielle indique que le Brésil est favorable à la résolution des déséquilibres de production lors du Forum mondial sur les excédents de capacité sidérurgique, mais prévient également que la restriction des importations en provenance de pays « innocents » pourrait entraîner l'imposition de droits de douane.
« L'imposition de restrictions commerciales à des pays qui ne sont pas à l'origine du problème ne contribue pas à la recherche d'une solution efficace et peut conduire à une escalade des mesures commerciales défensives », ont noté les ministères.
Par la suite, ils ont qualifié le système de quotas européen d'« unilatéral » et ont critiqué le fait qu'il ne prévoie pas de « système de compensation » pour le Brésil. Toutefois, l'exécutif de Luiz Inácio Lula da Silva s'est montré « engagé » à négocier avec Bruxelles un accord « acceptable et mutuellement bénéfique ».
18,3 MILLIONS DE TONNES D'ACIER ET SURCHARGE DE 50%
Ce mercredi 1er juillet, les Vingt-Sept ont réduit le volume de leurs importations d'acier et augmenté les tarifs douaniers pour stopper l'arrivée d'acier à bas prix en provenance des principaux pays producteurs.
Même si le bloc a insisté sur le fait que le nouveau cadre n'est « destiné » à aucun pays spécifique, des sources communautaires ont reconnu que la surproduction est générée principalement en Chine, en Inde et en Turquie.
Ainsi, l'UE a instauré des contingents tarifaires annuels pour un total de 18,3 millions de tonnes et une taxe de 50 % pour les quantités dépassant ledit quota contre 25 % actuellement. En outre, de nouvelles dispositions, telles que le principe « fondre et verser », ont été formulées pour définir l'origine des produits, renforcer l'application des règles et prévenir le contournement.
Le club communautaire a réservé la moitié du quota annuel d'importation (9,15 millions de tonnes) aux partenaires commerciaux avec lesquels il a des accords de libre-échange, tandis que l'autre moitié sera disponible « sans discrimination » à tous les pays, y compris ceux qui ont déjà accès à cette première moitié.