– Europe Presse
MADRID, 6 avril (EUROPA PRESS) –
L'Association européenne des consultants (EAIC) a réclamé ce lundi un nouveau cadre financier plus efficace pour l'Union européenne, un système plus intégré de R&D&i et un budget de 200 milliards d'euros pour le programme « Horizon Europe », le programme-cadre de recherche et d'innovation de l'UE pour 2021-2027.
Le secteur européen du conseil a partagé ces recommandations après avoir analysé les propositions de la Commission européenne concernant le cadre financier pluriannuel (CFP) 2028-2034, le Fonds européen de compétitivité (EFC) et les futurs plans de partenariat nationaux et régionaux (NRPP).
Ainsi, ses membres s'engagent pour « un système plus intégré entre recherche, innovation, déploiement industriel et développement territorial », comme ils le disent dans un communiqué.
En outre, ils véhiculent des propositions concrètes, telles que l'augmentation du budget du programme Horizon Europe à au moins 200 milliards d'euros, ainsi que le maintien de la structure actuelle du programme, la simplification des règles et l'amélioration de la gouvernance. Horizon Europe, le programme-cadre de recherche et d'innovation de l'UE pour 2021-2027, dispose d'un budget de 95,517 millions d'euros pour cette période.
À cet égard, ils appellent à renforcer la prévisibilité des appels pluriannuels, à renforcer l'intégrité de l'évaluation des projets grâce à des critères d'attribution stables et des procédures transparentes, ainsi qu'à une plus grande clarté sur le financement forfaitaire, la coopération internationale et la sécurité de la recherche.
« Le prochain CFP peut renforcer considérablement la compétitivité et la capacité d'innovation de l'Europe », déclare Marie Latour, membre du conseil d'administration de l'EAIC.
Cependant, « le succès dépendra du niveau et de la définition du budget, d'instruments bien alignés et d'une forte collaboration régionale pour garantir que la recherche, l'innovation et l'expansion industrielle travaillent ensemble efficacement », ajoute Latour, qui a coordonné le développement de ce poste.
De même, l'EAIC identifie des « risques de conception importants » dans le Fonds européen de compétitivité, en prévenant que « des changements fréquents dans les priorités de financement peuvent affecter la volonté de l'industrie à engager des ressources ».
Il propose également d'établir des critères d'évaluation au niveau réglementaire et de publier les appels plus à l'avance, de fournir des lignes directrices explicites sur le niveau de maturité technologique – liées à chaque modalité de financement – et des définitions claires sur les mécanismes de cofinancement, et d'établir une séparation claire et de faciliter la transition entre les instruments de recherche et ceux destinés à la mise en œuvre.
Enfin, concernant le rôle des régions dans le nouveau cadre européen, il fait part de sa « préoccupation » quant au rôle limité attribué aux régions dans la planification, l'exécution et le suivi des fonds.
Ainsi, il prévient que la proposition de fusionner des axes politiques différenciés tels que la PAC, la politique de cohésion et la politique commune de la pêche, au sein d'un cadre de planification unique, « pourrait provoquer une concurrence interne entre les objectifs et perdre son orientation territoriale » et que le fonctionnement efficace de ces plans « dépendra de la capacité à maintenir un lien solide entre la gouvernance de l'UE et les autorités régionales et locales ».
En conclusion, l'association plaide pour un nouveau cadre financier pluriannuel « ambitieux, accessible et capable de stimuler la compétitivité et l'innovation à long terme dans toute l'Europe ».