– CONSEIL D'ANDALOUSIE
SÉVILLE, 10 mars (EUROPA PRESS) –
L'Andalousie a participé au Bureau Politique de la Commission Méditerranéenne de la Conférence des Régions Périphériques Maritimes (CRPM), tenu à Bruxelles, où a été débattu le contenu du futur Plan d'Action du Pacte pour la Méditerranée que la Commission Européenne présentera dans les prochaines semaines. La communauté, qui assure la vice-présidence de la Commission Méditerranée de la CRPM, a défendu la nécessité de renforcer le rôle des régions méditerranéennes dans le développement de cette initiative stratégique de coopération entre l'Europe et ses voisins du Sud.
Au cours de la réunion, des questions d'un « grand intérêt » pour les régions méditerranéennes ont été abordées, comme la promotion de la création d'une macrorégion méditerranéenne, la future stratégie européenne pour le tourisme durable et, surtout, le contenu du Plan d'action qui développera le Pacte pour la Méditerranée, approuvé par l'Union européenne en octobre 2025, comme détaillé par le Conseil d'administration dans une note. Dans ce contexte, l'Andalousie a souligné l'importance de redéfinir la coopération euro-méditerranéenne de manière « stratégique et ambitieuse », basée sur les principes de paix, de subsidiarité et de décentralisation, dans le but de « progresser vers une prospérité et une stabilité partagées dans la région ».
Au cours de la réunion, l'Andalousie a soutenu les principales revendications transmises à la Commission européenne par l'Assemblée régionale et locale euro-méditerranéenne (Arlem), qui s'articulent autour de quatre axes fondamentaux. Premièrement, la nécessité pour les régions et les entités locales de jouer un rôle actif dans la mise en œuvre du Pacte méditerranéen et dans l'élaboration de son plan d'action a été soulignée. De même, l'accent a été mis sur le financement, exigeant que les régions et les villes puissent accéder plus facilement aux fonds européens et que le Pacte dispose de son propre financement spécifique dans le prochain cadre budgétaire de l'Union européenne.
De même, l'importance d'avancer dans la création d'une macrorégion méditerranéenne, qui permet de renforcer la coopération territoriale et la coordination des politiques publiques entre les territoires du bassin méditerranéen, a été soulignée. Enfin, il a été souligné que l'un des principaux objectifs du futur Plan d'action doit être l'adaptation au changement climatique, avec une attention particulière à la résilience de l'eau, l'un des défis les plus urgents pour les territoires méditerranéens.
L'Andalousie exige que le Plan d'action contienne des mesures concrètes et une participation réelle. Et opérationnel, évitant que les stratégies européennes ne se transforment en simples déclarations d’intention. En ce sens, la communauté a exprimé sa préoccupation puisque les régions méditerranéennes espagnoles n'ont pas été consultées par le gouvernement espagnol et sont en train de préparer le plan de mise en œuvre, dont la présentation est prévue pour ce mois de mars.
Le Conseil considère que cette participation est particulièrement nécessaire dans les pays décentralisés comme l'Espagne, où les communautés autonomes disposent de pouvoirs étendus dans des domaines clés du Pacte pour la Méditerranée. En outre, l'Andalousie peut offrir une vaste expérience dans des domaines stratégiques pour la Méditerranée, tels que le développement de la vallée de l'hydrogène vert, les politiques d'adaptation au changement climatique, la gestion des urgences et la promotion du dialogue interculturel, la résilience de l'eau, la sécurité alimentaire ou le tourisme durable.
L'Andalousie a réaffirmé son engagement à continuer à travailler, à travers la Commission Méditerranée de la CRPM, pour que les régions méditerranéennes jouent un rôle actif dans le développement du Pacte pour la Méditerranée, contribuant ainsi à promouvoir la coopération, la stabilité et le développement durable dans la région. La communauté continuera à défendre la nécessité d'avoir plus de voix, plus de concret et plus de ressources afin que les régions puissent transformer les objectifs du Pacte en réalités tangibles pour les citoyens méditerranéens.