L'Allemagne se félicite que l'UE autorise la production « limitée » de voitures à combustion au-delà de 2035


Chancelier allemand Friedrich Merz

– Sebastian Christoph Gollnow/dpa

MADRID, 16 décembre (EUROPA PRESS) –

Le chancelier allemand Friedrich Merz a évalué positivement que la Commission européenne a proposé ce mardi de retirer le veto total sur la commercialisation des véhicules à combustion à partir de 2035 et d'autoriser plutôt la production « limitée » de ce type d'automobile jusqu'à atteindre 10% des émissions de CO2 autorisées en 2021.

« Il est positif que la Commission ouvre la réglementation dans le secteur automobile après le signal clair du gouvernement allemand. Une plus grande ouverture technologique et une plus grande flexibilité sont les étapes appropriées pour mieux concilier les objectifs climatiques, les réalités du marché, les entreprises et l'emploi », a-t-il déclaré dans un communiqué.

Pour l'avenir, l'Allemagne a expliqué qu'il sera nécessaire d'examiner « en détail » les propositions « étendues » de la Commission et qu'elle espère qu'elles n'engendreront pas « un accroissement de la bureaucratie ».

Il a également fait référence en particulier au projet de règlement sur les flottes de véhicules d'entreprise, en réponse à quoi il a déclaré que le gouvernement allemand continue de « rejeter les nouveaux quotas légaux pour les types de véhicules dans les flottes de véhicules d'entreprise ».

« Cela ne doit pas surcharger les PME allemandes, que ce soit avec des quotas ou une bureaucratie excessive. Ce qu'il faut, c'est de l'innovation et de la flexibilité, pas des interdictions. C'est la seule manière de parvenir à une protection durable du climat », a-t-il soutenu.

LA PROPOSITION RÉPOND AUX EXIGENCES ALLEMANDES

La proposition de la Commission européenne aborde l'assouplissement des réglementations demandé par l'industrie et l'Allemagne, mais ignore l'appel de l'Espagne et de la France à maintenir les objectifs convenus.

L'offre de Bruxelles est une première étape qui doit encore être négociée entre le Conseil et le Parlement européen pour être adoptée dans sa forme définitive et, comme le soulignent des sources communautaires, cette marge doit en tout cas être « entièrement compensée » par les fabricants eux-mêmes avec des « crédits » obtenus grâce à l'utilisation de ce qu'on appelle « l'acier vert » produit dans l'UE ou des biocarburants.

L'Exécutif communautaire insiste sur le fait qu'il s'agit d'une flexibilité qui ne remet pas en cause l'objectif ultime d'atteindre la neutralité climatique au plus tard en 2050, c'est pourquoi les constructeurs doivent encore respecter un objectif de réduction de 90 % des émissions liées aux véhicules thermiques en 2035.