Lagarde (BCE) assure que l'Europe a encore le temps de bénéficier de l'IA malgré son arrivée tardive à sa création


Dossier – La présidente de la Banque centrale européenne (BCE), Christine Lagarde.

– Boris Roessler/dpa – Archives

MADRID, 23 février (EUROPA PRESS) –

La présidente de la Banque centrale européenne (BCE), Christine Lagarde, a assuré ce lundi que l'Union européenne a encore le temps de profiter économiquement du boom de l'IA bien qu'elle ait raté le coche de sa création.

« L'Europe n'est pas à l'avant-garde dans le développement de modèles d'IA, mais, si l'on en croit l'histoire, le plus grand bénéfice économique ne réside peut-être pas dans la production de ces outils, mais dans leur application dans l'ensemble de l'économie », a-t-il expliqué lors d'un événement organisé à Washington à l'occasion de la cérémonie de remise des prix en l'honneur de Paul Volcker.

Lagarde a souligné que l'Europe part d'une « position de force » en ce qui concerne le déploiement de l'IA, puisque près de la moitié des entreprises manufacturières de l'UE appliquent déjà l'IA ou le « big data », contre moins d'un tiers qui font de même aux États-Unis.

« La base industrielle de l'Europe, parfois considérée comme une relique de l'ancienne économie, pourrait finir par être son atout le plus important », a-t-il résumé. Lagarde s'est rendu compte que les investisseurs parient sur l'application de l'IA dans les secteurs « les plus dynamiques ».