La Xunta soutient que les ajustements de la proposition de l'UE pour la PAC et le Fonds pour la pêche sont « insuffisants »

SANTIAGO DE COMPOSTELA, 11 novembre (EUROPA PRESS) –

Les ministres régionaux du Rural, María José Gómez, et de la Mer, Marta Villaverde, ont participé ce mardi au Conseil Consultatif de Politique Agricole et de Politique de la Pêche convoqué par le Ministère de l'Agriculture, de la Pêche et de l'Alimentation, où ils ont évalué les ajustements de la proposition de l'Union européenne pour la nouvelle Politique Agricole Commune et le Fonds de Pêche, mais ils ont insisté sur le fait que les mesures sont « insuffisantes ».

En ce sens, comme le rapporte Xunta dans un communiqué, les autorités régionales ont souligné une fois de plus que la proposition de la Commission européenne concernant la PAC à partir de 2028 et le nouveau fonds de pêche après 2027 ne sont pas bénéfiques pour la Galice.

Dans le cas spécifique de la PAC, ils soutiennent qu'elle représente une réduction des fonds allant jusqu'à 20 %, ce qui se traduit par une réduction d'environ 80 millions d'euros par an.

La proposition, comme l'explique le gouvernement galicien, a une architecture « centraliste » qui implique « la perte des deux piliers qui assurent actuellement les revenus des agriculteurs et favorisent le développement rural ». Et le fait est que, avec la nouvelle proposition, la PAC serait intégrée dans un fonds commun pour les États membres dans lequel toutes les lignes ne seraient pas protégées par leur propre budget.

De son côté, Marta Villaverde a également exigé que la proposition comprenne un fonds spécifique pour la pêche, avec un montant suffisant pour faire face aux défis auxquels le secteur de la pêche maritime est confronté et que les régions soient à nouveau au centre des décisions dans les questions qui les concernent directement.

Lors de cette réunion, les deux ministres ont demandé au ministre Luis Planas de connaître plus de détails sur cette nouvelle proposition de Bruxelles, qui prévoit la création d'un « objectif rural » dans les plans nationaux qui obligerait les États membres à consacrer au moins 10% au secteur agricole.

D'autre part, María José Gómez a qualifié cette mesure d' »insuffisante », car elle ne croit pas qu'il soit possible « d'exécuter les initiatives lancées jusqu'à présent avec un budget inférieur à celui actuel ». Il a ainsi fait comprendre au gouvernement central que ces changements « n'impliquent pas plus de ressources pour les pays », c'est pourquoi il est nécessaire « de continuer à exiger avec force une PAC forte, différenciée et bien dotée en ressources ».