– Europa Press/Contact/Habibur Rahman
MADRID, 3 décembre (EUROPA PRESS) –
La République de Moldavie et le Portugal, ainsi que l'Union européenne (UE), ont signé mercredi la Convention pour la protection de l'environnement par le droit pénal du Conseil de l'Europe, qui jette les bases permettant aux États de donner une réponse cohérente aux crimes environnementaux au niveau pénal, y compris au niveau transfrontalier.
L'organisation souligne que l'objectif immédiat est d'atteindre le nombre minimum de ratifications nécessaire à l'entrée en vigueur du traité : un total de dix, dont au moins huit doivent provenir des Etats membres du Conseil de l'Europe. En ce sens, le Secrétaire Général du Conseil de l'Europe, Alain Berset, a vivement exhorté le reste des Etats membres à le signer et à le ratifier.
« Nous devons intensifier nos efforts collectifs pour protéger l'environnement et lutter contre les crimes environnementaux qui menacent notre avenir », a-t-il souligné.
Ce nouveau traité a été préparé par les États membres du Conseil de l'Europe, avec les contributions du Saint-Siège, de l'UE, des Nations Unies (ONU), d'INTERPOL et de la société civile. Comme l'explique le Conseil de l'Europe, elle se concentre sur les dimensions pénales des dommages environnementaux et établit un cadre juridique solide pour lutter contre les crimes environnementaux graves qui sont parfois restés impunis ou insuffisamment poursuivis.
Plus précisément, il établit un large éventail de crimes environnementaux et permet aux États de poursuivre pénalement tout comportement intentionnel entraînant des catastrophes environnementales équivalentes à un écocide. En outre, il comprend un mécanisme pour surveiller sa mise en œuvre et sa responsabilité.