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MADRID, 9 mars (EUROPA PRESS) –
Le ministre hongrois des Affaires étrangères, Péter Szijjarto, a appelé lundi l'Union européenne à lever son veto sur le pétrole et le gaz russes, compte tenu de l'impact énergétique de la guerre en Iran, affirmant que si elle maintient les sanctions, la Commission européenne « causera un préjudice grave aux citoyens européens ».
« L'UE devrait immédiatement lever son interdiction sur les importations de pétrole et de gaz russes. Avec l'escalade de la guerre au Moyen-Orient et la fermeture du détroit d'Ormuz, une partie importante de l'approvisionnement énergétique mondial est désormais en danger », a déclaré le ministre hongrois des Affaires étrangères dans un message sur les réseaux sociaux dans lequel il prévenait que le continent était « particulièrement exposé » en raison de son interdiction des importations d'énergie russe.
C'est pourquoi il prévient que si Bruxelles maintient les sanctions, « cela causera un préjudice grave aux citoyens européens et à l'économie européenne ». Szijjarto souligne, en ce sens, que l'attention « doit se concentrer sur la protection des intérêts des Européens, et non sur l'idéologie ».
« Le conflit au Moyen-Orient réduit également l'offre mondiale. Lorsque l'offre diminue, les prix augmentent. L'Europe est donc confrontée au risque d'une augmentation drastique des prix », a expliqué le ministre magyar.
Ce même lundi, la Commission européenne a assuré qu'elle ne craignait pas de pénurie de pétrole et de gaz suite à la guerre au Moyen-Orient et au blocus du détroit d'Ormuz, même si elle a exprimé ses inquiétudes quant à l'influence que cela pourrait avoir sur la hausse des prix.
Quoi qu'il en soit, Bruxelles a défendu que le bloc communautaire serait confronté à un impact « limité » dans un scénario de pénurie de pétrole ou de gaz, en partie grâce à la stratégie de diversification des sources d'énergie menée après l'invasion russe de l'Ukraine.