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MADRID, 17 février (EUROPA PRESS) –
Le ministre hongrois des Affaires étrangères, Peter Szijjarto, a assuré que les autorités magyares ne « demandaient pas une faveur » à la Croatie avec la fourniture de pétrole brut russe via le pipeline Adria, mais respectaient plutôt les règles de l'Union européenne concernant le « blocus » de l'Ukraine, qu'elles attribuent à des « raisons politiques », en interrompant l'approvisionnement en énergie dans le pipeline Druzhba en raison des attaques russes.
« Soyons clairs. La Hongrie ne demande pas de faveur à la Croatie concernant le gazoduc Adria, mais plutôt le respect des règles contraignantes de l'UE au cas où le transit par le gazoduc deviendrait difficile ou impossible », a-t-il déclaré dans un message sur les réseaux sociaux, en pleine crise avec l'Ukraine à propos de cette interruption que la Commission européenne a minimisée, affirmant que l'approvisionnement énergétique de Budapest n'est pas en danger.
Szijjarto a accusé l'Ukraine de « bloquer les livraisons de pétrole » via l'oléoduc Drouzhba « pour des raisons politiques ». « Dans ce cas, la législation européenne autorise la Hongrie et la Slovaquie à acheter du pétrole russe par voie maritime », a-t-il souligné.
En ce sens, il a indiqué que la branche croate du gazoduc peut être utilisée « pour ce qu'elle a été construite », « une route supplémentaire lorsque les livraisons en provenance de l'Est deviennent compliquées ». Il a toutefois rappelé que ce gazoduc ne peut garantir l'approvisionnement complet de la Hongrie et de la Slovaquie.
Les deux pays ont envoyé dimanche une lettre aux autorités de la Croatie voisine pour leur demander d'autoriser le transport du pétrole russe vers leurs pays via le pipeline Adria, dans le cadre de l'exemption prévue dans le régime de sanctions communautaires.