– Europa Press/Contact/Chigi Palace – Filippo Attil
MADRID, 26 juin (EUROPA PRESS) –
La France et l'Italie ont annoncé qu'elles soutiendraient la mise en place d'une mission de l'Union européenne au Liban à l'automne 2026 dans le but de continuer à accompagner l'exécutif libanais pour « rétablir la pleine souveraineté sur son territoire » et obtenir « le monopole de l'usage de la force et des armes », dans une allusion voilée à la milice chiite libanaise Hezbollah.
« Nous soutiendrons la mise en place d'une mission de politique de sécurité et de défense commune (PSDC) au Liban cet automne 2026, qui travaillera avec tous les acteurs concernés, tels que le Comité technique militaire pour le Liban (MTC4L), et sera cohérente avec les initiatives bilatérales dans le pays », ont déclaré les deux pays dans une déclaration commune publiée à l'issue de leur 36e sommet bilatéral, tenu à Antibes, en France.
De même, Paris et Rome ont souligné le « rôle essentiel » de la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL) – à laquelle ils ont manifesté leur « ferme » soutien – dans la « consolidation des progrès réalisés après le cessez-le-feu », en référence à la guerre ouverte entre le Hezbollah et Israël, qui a établi une « zone de sécurité » au sud du Liban dont, pour l'instant, il refuse de se retirer. Cependant, en référence à la FINUL, la France et l'Italie ont promis de « collaborer dans les réflexions après » la mission, « codirigant une coalition internationale pour soutenir le Liban dans le contexte d'après » celle-ci.
D'un autre côté, les deux pays ont également exprimé leur « unité dans leur engagement en faveur de la solution à deux États pour Israël et la Palestine ». « Nous croyons fermement que c'est le seul moyen pour Israéliens et Palestiniens de vivre ensemble en paix, en sécurité et dans la dignité, à l'intérieur de frontières sûres et reconnues, et de garantir la paix et la sécurité pour tous dans la région », ont-ils souligné.
Précisément au niveau régional et concernant la guerre entre les États-Unis, Israël et l'Iran, les dirigeants de la France et de l'Italie ont souligné que « la diplomatie est le seul moyen de réduire les tensions et de parvenir à une solution durable qui mette fin aux hostilités », en soulignant « l'importance d'atténuer l'impact du conflit sur les partenaires régionaux, la population civile et les infrastructures critiques » et en célébrant la signature du protocole d'accord entre Washington et Téhéran.
Par ailleurs, concernant la République islamique, ils ont promis de « collaborer » avec leurs partenaires européens et régionaux « pour soutenir une solution diplomatique à long terme garantissant que l'Iran n'acquérira jamais l'arme nucléaire ».
Concernant l'un des principaux points chauds des négociations, la navigation dans le détroit d'Ormuz, Paris et Rome se sont engagés à « contribuer au rétablissement permanent d'une navigation libre et sûre » dans ce passage maritime stratégique. De même, ils ont affirmé que « tout accord réglementant la navigation dans le détroit doit être conforme au droit de la mer et être adopté conformément aux procédures pertinentes de l'Organisation maritime internationale (OMI) ».