– COUR DES COMPTES – Archives
MADRID, 30 novembre (EUROPA PRESS) –
La Cour recommande au Gouvernement d'évaluer l'extension du régime réglementaire applicable aux ressortissants de l'Union européenne aux candidats originaires de pays tiers, de manière à ce que l'exigence d'homologation préalable des diplômes universitaires ne soit pas requise, pour autant qu'ils disposent d'une expérience professionnelle formellement reconnue comprise entre cinq et quinze ans dans leur pays d'origine.
La Cour des Comptes a examiné l'homologation des diplômes universitaires étrangers et a exhorté le Ministère de la Science, de l'Innovation et des Universités à faire un effort « très déterminé » pour pouvoir éliminer dans un délai raisonnable « le grand nombre de dossiers accumulés, en augmentant de manière significative le nombre annuel de résolutions par rapport au nombre d'entrées, en corrigeant les déficiences structurelles de la procédure et en utilisant les ressources nécessaires ».
L'organisation a approuvé le rapport d'inspection « La procédure d'homologation des enseignements universitaires des systèmes éducatifs étrangers est-elle efficace et transparente ? », qui analyse les mesures adoptées par le ministère.
L'objectif est de donner à la procédure l'agilité et la transparence nécessaires dans son traitement, ainsi que dans la gestion économique dérivée des frais associés à l'agrément.
Le rapport conclut qu'il existe des déficiences structurelles et opérationnelles dans la procédure, telles que celles qui découlent d'une réglementation « insuffisante » des systèmes d'identification et de signature électronique, ou du manque d'approbation et de mise à jour de la liste des professions réglementées.
Il convient également de noter l'absence de manuels complets, l'insuffisance des ressources humaines ou encore les carences des outils informatiques. Tout cela a pour conséquence le non-respect du délai maximum de six mois pour émettre une résolution.
Cependant, la Cour des comptes a observé une évolution positive du nombre de résolutions au premier semestre 2025, dépassant pour la première fois le nombre de requêtes enregistrées. Cependant, au 30 juin 2025, il y avait 80 648 demandes en attente de résolution, avec une entrée depuis 2024 d'environ 30 000 nouvelles demandes par an, ce qui rend difficile la réduction de l'accumulation de dossiers et le respect du délai de résolution.
Il a également constaté des limitations pertinentes dans le contrôle de la perception des redevances en raison des applications informatiques utilisées, ainsi que l'absence de comptabilité analytique permettant de discriminer les coûts directs et indirects imputables aux différentes fonctions et services liés à l'agrément.
La Cour recommande au Gouvernement d’envisager d’étendre le régime réglementaire applicable aux ressortissants de l’Union européenne aux candidats originaires de pays tiers, afin que l’exigence d’une autorisation préalable ne soit pas requise, pour autant qu’ils disposent d’une expérience professionnelle formellement reconnue comprise entre cinq et quinze ans dans leur pays d’origine.