La CJUE soutient que les banques ne détaillent pas au client comment sont calculés les indices de référence réglementés


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MADRID, 12 février (EUROPA PRESS) –

La Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) a jugé que les banques qui accordent des prêts hypothécaires à taux variable ne sont pas tenues de fournir aux consommateurs des détails sur la méthodologie utilisée pour calculer les indices de référence réglementés, comme le Wibor polonais, utilisé pour fixer les intérêts applicables au crédit.

Dans son arrêt dans l'affaire C-471/24, relative à un prêt immobilier signé en 2019 par un consommateur polonais auprès de la banque PKO BP, la Cour confirme que la directive sur les clauses abusives s'applique à la clause qui intègre l'indice Wibor 6M, mais précise que l'exigence de transparence ne s'étend pas à l'explication détaillée de la manière dont cet indice est construit.

Le client a allégué que l'entité ne lui avait pas clairement expliqué comment le Wibor est calculé, quels facteurs influencent sa valeur ou quel rôle les banques elles-mêmes jouent dans sa fixation, ce qui, à son avis, l'a empêché d'évaluer correctement les conséquences économiques du contrat, dans lequel tout le risque de variation des taux d'intérêt lui incombe.

La Cour rappelle que Wibor est soumis à un cadre réglementaire européen complet et figure parmi les référentiels « cruciaux », ce qui implique des exigences plus strictes pour garantir son exactitude, son intégrité et sa fiabilité, supervisées par les autorités compétentes.

Dans ce contexte, elle conclut que c'est l'administrateur de l'indice qui doit publier ou mettre à disposition les éléments essentiels de sa méthodologie, vers lesquels la banque peut renvoyer le consommateur, à condition que les informations complémentaires qu'elle fournit n'offrent pas une image déformée de l'indice.

La CJUE ajoute que la clause qui intègre un indice tel que le Wibor ne génère pas, en soi et en principe, un déséquilibre significatif entre les parties au détriment du consommateur, pour autant que l'indice soit conforme au cadre juridique de l'Union et sans préjudice du juge national vérifiant si l'exigence de transparence est respectée.