– FREDERIC GARRIDO-RAMIREZ – Archives
BRUXELLES, le 15 avril (EUROPA PRESS) –
La haute représentante de l'Union européenne pour la politique étrangère, Kaja Kallas, se rendra jeudi et vendredi au Maroc, ce qui sera la première visite du chef de la diplomatie dans le pays voisin de l'Espagne depuis son mandat.
Comme l'a rapporté le Service européen pour l'action extérieure (SEAE), Kallas tiendra une réunion bilatérale avec le ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita, suivie d'une conférence de presse conjointe depuis Rabat, la capitale.
Au cours de sa visite, la femme politique rencontrera également des femmes leaders de « divers secteurs différents » et de l'Université euro-méditerranéenne de Fès, où elle dialoguera avec un groupe d'étudiants.
Kallas et Bourita se sont déjà rencontrés à Bruxelles le 29 janvier dans le cadre du 30e anniversaire de la signature de l'accord d'association entre l'Union européenne et le Royaume du Maroc, une réunion à laquelle étaient également présents les ministres des Affaires étrangères des États membres de l'Union européenne.
Lors de la réunion, l'UE et le Maroc ont souligné « la profondeur et la vitalité des liens » qui unissent leurs peuples et qui, « année après année, se sont constamment renforcés » au service des intérêts communs et de « l'aspiration commune à un avenir de prospérité, de paix et de sécurité ».
« Avec une conviction renouvelée, nous réaffirmons l'importance de ce partenariat stratégique privilégié, durable et multidimensionnel entre l'Union européenne et le Maroc », ont indiqué les deux parties dans un communiqué publié à l'issue de la rencontre.
Entre autres points de la lettre, la partie européenne a réitéré son attachement au plan marocain d'autonomie pour le Sahara occidental, le considérant comme une base « juste, durable et mutuellement acceptable », tout en soulignant l'importance de reprendre le dialogue sans conditions préalables et d'avancer vers une solution politique qui envisage l'autodétermination du peuple sahraoui.
De même, les deux parties ont abordé d’autres scénarios internationaux, comme celui du Moyen-Orient, où elles ont réaffirmé leur soutien à une solution à deux États en Palestine et en Israël. Ils ont également convenu de la nécessité d'une paix « globale, juste et durable » en Ukraine, réitérant leur soutien à la souveraineté et à l'intégrité territoriale du pays et appelant au respect du droit international.