Kallas critique les « destructions massives » causées par Israël et appelle à étendre le cessez-le-feu au Liban


La Haute Représentante de l'Union européenne pour la politique étrangère, Kaja Kallas, à Riyad (Arabie Saoudite)

-YAZEED AL-DHUWAIHI

BRUXELLES, 9 avril (EUROPA PRESS) –

La haute représentante de l'Union européenne pour la politique étrangère, Kaja Kallas, a dénoncé jeudi la « destruction massive » d'Israël au Liban, et a demandé la prolongation du cessez-le-feu de deux semaines convenu entre les États-Unis et l'Iran, estimant que les attaques israéliennes contre ce pays « exercent une forte pression » sur une trêve à peine conclue.

Suite à la vague d'attentats perpétrés par Israël ce mercredi au Liban, qui ont fait plus de 250 morts et un millier de blessés, Kallas a soutenu que même si la milice chiite libanaise Hezbollah a entraîné son pays dans la guerre au Moyen-Orient en attaquant le territoire israélien, cela ne donne pas au pays dirigé par Benjamin Netanyahu le droit « d'infliger des destructions aussi massives ».

« Les attaques israéliennes ont tué des centaines de personnes la nuit dernière, ce qui rend difficile de soutenir que de telles actions énergiques relèvent de la légitime défense. Les actions d'Israël mettent le cessez-le-feu entre les Etats-Unis et l'Iran sous forte pression. La trêve avec l'Iran devrait être étendue au Liban », a-t-il indiqué dans un message sur les réseaux sociaux.

Kallas, en visite dans les pays du Golfe persique, s'arrêtant ce jeudi aux Emirats arabes unis et hier mercredi en Arabie saoudite, a ajouté que « le Hezbollah doit désarmer, comme convenu », et que l'Union européenne soutiendra « les efforts du Liban pour désarmer » la milice chiite.

Ce mercredi, Israël a lancé une vague d'attaques contre le Liban, où le bilan dépasse les 250 morts et 1.100 blessés, dans le cadre de la décision de Netanyahu d'envahir le sud du Liban dans sa campagne militaire officiellement dirigée contre la milice chiite libanaise Hezbollah.

Quelques heures après avoir conclu un accord de cessez-le-feu avec les États-Unis, l'Iran a prévenu l'administration Trump qu'elle devait « choisir » entre respecter le cessez-le-feu ou poursuivre la guerre « à travers Israël », dans le feu de cette vague d'attaques. Un avertissement que le vice-président américain, JD Vance, a réduit à « un non-sens », rappelant que la Maison Blanche « n'a jamais fait de promesse » que ce pays respecterait le cessez-le-feu annoncé par Washington et Téhéran.