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MADRID, 1er juillet (EUROPA PRESS) –
Izquierda Unida a demandé mercredi à l'Espagne de ne pas ratifier l'accord UE-Mercosur, qu'elle considère comme « nuisible » aux intérêts des campagnes espagnoles et européennes, et a annoncé une initiative visant à modifier la loi sur la chaîne alimentaire dans le but de garantir des prix équitables aux producteurs du secteur primaire.
Dans des déclarations au Congrès, le porte-parole de Sumar pour l'Agriculture, Toni Valero, a placé les accords de libre-échange parmi les grandes menaces pour les campagnes, « où le Mercosur joue un rôle fondamental ». Selon lui, il s'agit d'un accord « promu, parrainé, poussé » par le PP et le PSOE, qui contrevient aux objectifs climatiques et établit des règles dans lesquelles « les multinationales gagnent toujours et les agriculteurs professionnels perdent ».
Valero a fait valoir que les clauses de sauvegarde sont « une arnaque », car elles sont « inapplicables, temporaires et arrivent tardivement », et a déclaré que leur simple invocation implique de reconnaître que le Mercosur est « une menace ». « Notre pays ne devrait pas ratifier ce traité », a-t-il défendu, estimant qu'il porte préjudice aux campagnes espagnoles et européennes.
L'accord UE-Mercosur s'articule autour de deux instruments juridiques : un accord commercial intérimaire, qui s'applique provisoirement à partir du 1er mai et comprend des questions commerciales, et un accord d'association plus large. Ce dernier entrera pleinement en vigueur lorsque tous les États membres et parties au Mercosur auront achevé leur ratification, l’Espagne devra donc ratifier cet accord dans son intégralité.
DÉTERMINER LE PRIX DU COÛT MINIMUM DE PRODUCTION
De son côté, le chef fédéral du secteur institutionnel de l'IU, Henar Moreno, a expliqué que l'initiative a déjà été présentée au Parlement de La Rioja et qu'elle cherche à prendre « des mesures concrètes et chirurgicales » face à la crise de l'agriculture « sociale et professionnelle ».
La proposition propose de modifier la loi sur la chaîne alimentaire pour renforcer les sanctions, déterminer le prix sur la base du coût minimum de production, envisager l'augmentation des intrants et empêcher ceux qui enfreignent la loi d'en bénéficier, en intégrant également une compensation à l'agriculteur pour la perte de bénéfices.
Enfin, le coordinateur fédéral de l'IU, Antonio Maíllo, a défendu que cette initiative a à voir avec un modèle productif qui détermine la population et la configuration territoriale de l'Espagne, et a averti qu'il s'agit d'un débat qui n'a pas « toute l'importance » qu'il devrait malgré les conséquences qu'il peut avoir sur la population rurale, l'équilibre territorial et la migration interne au pays.