MADRID, 24 novembre (EUROPA PRESS) –
Le Ministère de l'Intérieur a défendu les améliorations technologiques qu'il entreprend dans la surveillance des frontières, en soulignant la mise en œuvre de l'Intelligence Artificielle pour la détection de drogues et d'explosifs, ainsi que « des systèmes anti-drones ou de surveillance autonome avec des drones aux frontières extérieures de l'Union européenne ».
Les mesures de surveillance des frontières ont été revues par la secrétaire d'État à la Sécurité, Aina Calvo, lors de sa comparution ce lundi devant la Commission de l'Intérieur du Sénat, où elle a rappelé qu'elles visent à « assurer la coexistence pacifique sur tout le territoire ».
« Pour cette raison », a-t-il dit, « il est important de contrôler les limites de ce territoire qui, dans notre cas, sont aussi les limites de l'Union européenne elle-même ».
Dans son discours devant le Sénat, la secrétaire d'État à la Sécurité a défendu que la majorité des personnes qui se trouvent en situation irrégulière en Espagne, « ce qui ne constitue pas un délit », entrent régulièrement avec des visas légaux dans nos aéroports et restent en Espagne après l'expiration de la période de visa.
SYSTÈME ESS DE L’UE AUX FRONTIÈRES
Dans ce sens, Aina Calvo a fait référence au nouveau système d'entrée et de sortie (ESS) de l'UE qui a commencé sa mise en œuvre le 12 octobre et qui, depuis le 21 novembre, a été mis en œuvre dans tous les aéroports, deux passages terrestres (Ceuta et Melilla) et 22 ports.
« Nous travaillons sur un nouveau modèle de contrôle douanier basé sur le traitement automatisé de l'information, l'analyse des risques et l'utilisation de moyens techniques d'inspection non intrusifs », a ajouté le « numéro deux » de Fernando Grande-Marlaska au ministère de l'Intérieur.
Il a également fait allusion à l'application de l'accord entre l'UE et le Royaume-Uni concernant Gibraltar, qui représente un « changement radical dans la situation de la colonie encore britannique, avec un nouveau modèle de contrôle des frontières qui facilitera la coexistence entre les citoyens de tout le Campo de Gibraltar, tant de nationalité espagnole que britannique ».