« Il n'y a pas de temps à perdre »


Dossier – Le commissaire européen à l'énergie et au logement, Dan Jorgensen, s'exprime lors d'une conférence de presse au Parlement européen.

– Valentine Zeler/Commissaire européenne / DPA – Archive

BRUXELLES, 3 février (EUROPA PRESS) –

Ce mardi, la Commission européenne a exhorté les Vingt-Sept à agir « maintenant » face à la crise du logement dans l'Union européenne, à un moment où, comme elle l'a prévenu, des millions de citoyens ont du mal à accéder à un logement abordable et où la pression du marché immobilier est devenue l'une des principales préoccupations sociales du bloc.

« Nous sommes au milieu d'une crise, alors quand vous me demandez quel est le calendrier, je vous dirai que c'est maintenant. Nous devons agir maintenant. En fait, nous devions agir hier. Il n'y a pas de temps à perdre », a déclaré le commissaire européen à l'énergie et au logement, Dan Jorgensen, après avoir rencontré les ministres responsables du secteur lors d'un premier échange politique sur le Plan européen pour le logement abordable présenté en décembre dernier.

La réunion a permis aux ministres de présenter leurs priorités nationales face à une crise qui touche déjà la majorité des capitales européennes et qui, selon Jorgensen, a un diagnostic partagé. « Personne ne nie que nous sommes en crise ou que nous devons agir », a-t-il souligné, soulignant que, malgré les différences politiques entre les États membres, tous les dirigeants nationaux se sont montrés « extrêmement disposés » à démontrer à leurs citoyens que des mesures peuvent être adoptées.

Le commissaire a défendu que Bruxelles veut avancer avec « vitesse et ambition » pour promouvoir des initiatives qui facilitent davantage d'investissements et accélèrent la construction et la réhabilitation de logements, même s'il a reconnu qu'une grande partie des décisions devront être adoptées au niveau national et local.

Parmi les questions qui ont retenu l'attention, il y a également l'impact des locations à court terme qui, comme elle l'a prévenu, font monter les prix dans certaines villes à des niveaux « totalement inacceptables » et sur lesquelles la Commission présentera cette année une proposition législative pour définir des critères pour les « zones stressées » et fournir aux autorités locales des outils pour limiter ces effets.

L'ESPAGNE SOUTIENT LE PLAN EUROPÉEN ET DEMANDE DE LUTTER CONTRE LA SPÉCULATION

Une question à laquelle une « attention particulière » doit être accordée, selon la ministre espagnole du Logement, Isabel Rodríguez, qui, après la réunion, a demandé de « combattre, par la réglementation, toutes sortes de spéculations » pour préserver ce qu'elle a défini comme « la fonction sociale du logement ».

En ce sens, Rodríguez a salué le plan présenté par la Commission, car, selon lui, il « complète correctement » les politiques de logement qui se développent en Espagne, en particulier celles qui mettent l'accent sur la nécessité de concevoir des zones stressées.