Forcadell estime que la Cour suprême « mettra tous les obstacles possibles » pour ne pas appliquer l'amnistie


Dossier – L'ancienne présidente du Parlement Carme Forcadell, lors du 10ème anniversaire du 9N, au Parlement de Catalogne

– Lorena Sopena – Europa Press – Archive

BARCELONE, le 18 août (EUROPA PRESS) –

L'ancienne présidente du Parlement Carme Forcadell a prédit que la Cour Suprême (TS) « mettra tous les obstacles possibles » pour ne pas appliquer l'amnistie, après l'approbation de la Cour de Justice de l'Union européenne (CJUE).

C'est ce qu'il a déclaré aux journalistes ce mardi avant de participer à la table ronde « Reprendre l'espoir ». Als deu anys de la mort de Muriel Casals' à l'Université Catalane d'Estiu (UCE), à Prada de Conflent (France).

« La Cour Constitutionnelle sera d'accord avec nous et l'approuvera, mais le problème, comme toujours, sera la Cour Suprême, qui refusera de l'appliquer comme elle l'a fait jusqu'à présent. Je ne suis pas disqualifiée parce que je n'ai pas eu de détournement de fonds, mais je continue d'être une criminelle et j'ai un casier judiciaire », a-t-elle affirmé.

En ce sens, il a souligné que la Cour suprême « la seule chose qui compte est l'unité de l'Espagne et ce qui compte le moins est la justice ».

En revanche, interrogé sur la crise qu'a subi l'ERC à Gérone après la démission de son candidat suite à la fuite de certains audios sur les réseaux sociaux, Forcadell a regretté que « cela ait fait beaucoup de dégâts au parti » ainsi qu'au prestige du parti.

MURIEL CASALS

Forcadell a souligné l'héritage de Muriel Casals lors de la table ronde avec le président du Parlement, Josep Rull, et le président d'Òmnium, Xavier Antich, et a plaidé pour sa récupération pour obtenir l'indépendance.

L'ancien président de l'Assemblée nationale catalane (ANC) a également rappelé la préparation de la consultation 9N et de la liste « Junts pel Sí » : « Dans ces moments-là, et nous devons récupérer cela, la société civile était en effervescence, en ébullition constante ».

Ainsi, il a défendu que la force de la société civile fait que les partis « se sentent obligés » de travailler ensemble comme ils l'ont fait pendant les années qui ont rendu le « processus » possible.